diouma darou khoudose

05/09/2007 03:24 par mbawor2

  • diouma darou khoudose

    diouma darou khoudose

    05/09/2007 03:24 par mbawor2

dieuredieuf s touba khadim rassoul

magal touba1950

05/09/2007 03:21 par mbawor2

  • magal touba1950

    magal touba1950

    05/09/2007 03:21 par mbawor2


dieuredieuf cheikh ahmadou bamba

c etais hier mame cheikh ibra ahi talibeme

21/08/2007 16:26 par mbawor2

  • c etais hier mame cheikh ibra ahi talibeme

    c etais hier mame cheikh ibra ahi talibeme

    21/08/2007 16:26 par mbawor2

Le plus en vue dans l'organisation mouride, c'est   certainement Cheickh Ibrahima Fall. Descendant de la   grande dynastie des anciens "damels "du Cayor(roi du   Sénégal des royaumes). Préposé à l'organisation   pratique et aux travaux les plus difficiles(défrichage et   culture des champs, collecte du bois de chauffe,   construction des concessions, transport des récoltes,   etc.)Le fondateur de la branche des "baye Fall ", une   des principales composantes du mouridisme, s'est   donné corps et âme au service de celui qui fut son seul   et unique maître.

  L'union entre Cheickh Ibra Fall et Khadimou Rassoul   aurait été scellé loin des yeux, des coeurs et des   esprits. Après avoir fait ses humanités dans son village   natal(Ndiaby). Il devint un érudit de l'Islam passait ses   journées sous un lourd tamarinier situé dans la forêt du   cayor. Ce lieu de recueillement, le saint homme en   interdisait l'accès au-delà du couché du soleil parce que   disait- il : " ce lieu fréquenté par des esprits   maléfiques"   Son adoration pour DIEU et sa retraite   volontaire loin des hommes et des choses mondaines,   avaient valu à Cheickh Ibra d'être considéré comme   sujet à des troubles mentaux. Aussi proposait-on à son   père de l'éloigner d'autant plus que le jeune Ibrahima   Fall, était doté d'une telle puissance physique qu'on   craignait toujours le pire.

  Par la suite Cheickh Ibra Fall s'en alla un jour à la   recherche de celui qui devait être plus tard son maître.   De nombreuses péripéties ont marqué cette longue   recherche, jusqu'au jour ou la rencontre eu lieu. Les   chercheurs et autres conférenciers notent d'ailleurs   beaucoup de similitudes avec le jour ou Seydina Omar Ben Kateb venait acte d'allégeance auprès du Prophète Mohamed(pst)comme 40e disciple. Ce jour là à Mbacké Bari, Khadimou Rassoul aussi était en était encore à ses 39 talibés et Cheickh Ibra Fall était le 40e.
Par son action et son enseignement, les Baye Fall sont devenus les bras utiles du Mouridisme. A la disparition de Serigne Touba en 1927, Cheickh Ibra a étonné tous ceux qui attendaient de sa part des scènes d'hystérie. C'est plutôt avec beaucoup de philosophie que et de pondération que Cheickh Ibra accueilli la nouvelle. Aujourd'hui c'est son petit fils Serigne Moudou Aminta Fall, qui occupe le khalifat, après les passages très remarqués de Serigne Moustapha Fall(1930-50), Serigne Mor Talla Fall(1950-54), Serigne Abdoulaye Fall Ndar, Chérif Assane Fall et Serigne Abdou Sakor. Cheickh Ibra compte de nombreux enfants dont l'aîné Serigne Falilou Fall, mort durant la première guerre mondiale où il s'était engagé sur instruction de Khadimou Rassoul.
 

Après avoir plusieurs fois refusé de prendre son autonomie , Cheickh Ibra Fall finit par s'installer à Touba Fall et consacrait plus tard de nombreux autres Cheickh. Il fur rappelé à DIEU le 9 juin 1930 à l'âge de 72 ans, après avoir aidé à asseoir le khalifat de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, fils aîné de Serigne Touba.

 

Le plus en vue dans l'organisation mouride, c'est   certainement Cheickh Ibrahima Fall. Descendant de la   grande dynastie des anciens 'damels 'du Cayor(roi du   Sénégal des royaumes). Préposé à l'organisation   pratique et aux travaux les plus difficiles(défrichage et   culture des champs, collecte du bois de chauffe,   construction des concessions, transport des récoltes,   etc.)Le fondateur de la branche des 'baye Fall ', une   des principales composantes du mouridisme, s'est   donné corps et âme au service de celui qui fut son seul   et unique maître.

  L'union entre Cheickh Ibra Fall et Khadimou Rassoul   aurait été scellé loin des yeux, des coeurs et des   esprits. Après avoir fait ses humanités dans son village   natal(Ndiaby). Il devint un érudit de l'Islam passait ses   journées sous un lourd tamarinier situé dans la forêt du   cayor. Ce lieu de recueillement, le saint homme en   interdisait l'accès au-delà du couché du soleil parce que   disait- il : ' ce lieu fréquenté par des esprits   maléfiques'   Son adoration pour DIEU et sa retraite   volontaire loin des hommes et des choses mondaines,   avaient valu à Cheickh Ibra d'être considéré comme   sujet à des troubles mentaux. Aussi proposait-on à son   père de l'éloigner d'autant plus que le jeune Ibrahima   Fall, était doté d'une telle puissance physique qu'on   craignait toujours le pire.


  Par la suite Cheickh Ibra Fall s'en alla un jour à la   recherche de celui qui devait être plus tard son maître.   De nombreuses péripéties ont marqué cette longue   recherche, jusqu'au jour ou la rencontre eu lieu. Les   chercheurs et autres conférenciers notent d'ailleurs   beaucoup de similitudes avec le jour ou Seydina Omar Ben Kateb venait acte d'allégeance auprès du Prophète Mohamed(pst)comme 40e disciple. Ce jour là à Mbacké Bari, Khadimou Rassoul aussi était en était encore à ses 39 talibés et Cheickh Ibra Fall était le 40e.

Par son action et son enseignement, les Baye Fall sont devenus les bras utiles du Mouridisme. A la disparition de Serigne Touba en 1927, Cheickh Ibra a étonné tous ceux qui attendaient de sa part des scènes d'hystérie. C'est plutôt avec beaucoup de philosophie que et de pondération que Cheickh Ibra accueilli la nouvelle. Aujourd'hui c'est son petit fils Serigne Moudou Aminta Fall, qui occupe le khalifat, après les passages très remarqués de Serigne Moustapha Fall(1930-50), Serigne Mor Talla Fall(1950-54), Serigne Abdoulaye Fall Ndar, Chérif Assane Fall et Serigne Abdou Sakor. Cheickh Ibra compte de nombreux enfants dont l'aîné Serigne Falilou Fall, mort durant la première guerre mondiale où il s'était engagé sur instruction de Khadimou Rassoul.

 


Après avoir plusieurs fois refusé de prendre son autonomie , Cheickh Ibra Fall finit par s'installer à Touba Fall et consacrait plus tard de nombreux autres Cheickh. Il fur rappelé à DIEU le 9 juin 1930 à l'âge de 72 ans, après avoir aidé à asseoir le khalifat de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, fils aîné de Serigne Touba.

lamp fall babou mouridina

21/08/2007 16:17 par mbawor2

  • lamp fall babou mouridina

    lamp fall babou mouridina

    21/08/2007 16:17 par mbawor2

11/10/2006 20:57



Mame Cheikh Ibrahima Fall

Mame Cheikh Ibrahima Fall
Le plus en vue dans l'organisation mouride, c'est certainement Cheickh Ibrahima Fall. Descendant de la grande dynastie des anciens "damels "du Cayor(roi du Sénégal des royaumes). Préposé à l'organisation pratique et aux travaux les plus difficiles(défrichage et culture des champs, collecte du bois de chauffe, construction des concessions, transport des récoltes, etc.)Le fondateur de la branche des "baye Fall ", une des principales composantes du mouridisme, s'est donné corps et âme au service de celui qui fut son seul et unique maître.


L'union entre Cheickh Ibra Fall et Khadimou Rassoul aurait été scellé loin des yeux, des coeurs et des esprits. Après avoir fait ses humanités dans son village natal(Ndiaby). Il devint un érudit de l'Islam passait ses journées sous un lourd tamarinier situé dans la forêt du cayor. Ce lieu de recueillement, le saint homme en interdisait l'accès au-delà du couché du soleil parce que disait- il : " ce lieu fréquenté par des esprits maléfiques" Son adoration pour DIEU et sa retraite volontaire loin des hommes et des choses mondaines, avaient valu à Cheickh Ibra d'être considéré comme sujet à des troubles mentaux. Aussi proposait-on à son père de l'éloigner d'autant plus que le jeune Ibrahima Fall, était doté d'une telle puissance physique qu'on craignait toujours le pire.


Par la suite Cheickh Ibra Fall s'en alla un jour à la recherche de celui qui devait être plus tard son maître. De nombreuses péripéties ont marqué cette longue recherche, jusqu'au jour ou la rencontre eu lieu. Les chercheurs et autres conférenciers notent d'ailleurs beaucoup de similitudes avec le jour ou Seydina Omar Ben Kateb venait acte d'allégeance auprès du Prophète Mohamed(pst)comme 40e disciple. Ce jour là à Mbacké Bari, Khadimou Rassoul aussi était en était encore à ses 39 talibés et Cheickh Ibra Fall était le 40e.
Par son action et son enseignement, les Baye Fall sont devenus les bras utiles du Mouridisme. A la disparition de Serigne Touba en 1927, Cheickh Ibra a étonné tous ceux qui attendaient de sa part des scènes d'hystérie. C'est plutôt avec beaucoup de philosophie que et de pondération que Cheickh Ibra accueilli la nouvelle. Aujourd'hui c'est son petit fils Serigne Moudou Aminta Fall, qui occupe le khalifat, après les passages très remarqués de Serigne Moustapha Fall(1930-50), Serigne Mor Talla Fall(1950-54), Serigne Abdoulaye Fall Ndar, Chérif Assane Fall et Serigne Abdou Sakor. Cheickh Ibra compte de nombreux enfants dont l'aîné Serigne Falilou Fall, mort durant la première guerre mondiale où il s'était engagé sur instruction de Khadimou Rassoul.


Après avoir plusieurs fois refusé de prendre son autonomie , Cheickh Ibra Fall finit par s'installer à Touba Fall et consacrait plus tard de nombreux autres Cheickh. Il fur rappelé à DIEU le 9 juin 1930 à l'âge de 72 ans, après avoir aidé à asseoir le khalifat de Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, fils aîné de Serigne Touba.

MAME THIERNO BIRAHIM MBACKÉ (BOROM DAROU)

MAME THIERNO BIRAHIM MBACKÉ (BOROM DAROU)
Cette grande figure de l'islam et du Mouridisme fait partie de ces hommes qui sont entrés dans l'histoire par la grande porte. Petit frère de Cheikh Ahmadou Bamba, Mame Thierno Birahim a vu le jour la matinée du jeudi 15 Rabîa-al- awal 1282 de l'Hégire (vers 1866) au village de Porokhane dans le Saloum. Le jour de sa naissance coïncide avec la conquête de Paouscoto par l'almamy Maba Diakhou BA. Son grand frère et maître. .

Cheikh Ahmadou Bamba a vu de cette coïncidence un bon augure. Sans doute voulait-il dire que ce nouveau-né serait un combattant pour les causes Islamiques. Ce don tout le monde peut témoigner aujourd'hui.Selon la tradition orale, le jour même de sa naissance, son père MAME MOR ANTA SALY quitte Porokhane avec la famille pour s'installer au village de Ndiaba-Counda aux frontières Gambiennes. C'est là où lui est donné le nom de Thierno Ibrahima et son homonyme n'est autre que le martyr de l'Islam, le grand Cheikh Toucouleur Thièrno Ibrahima KANE, ami fidèle de son père, qui vécut au village de Magâm en terre mauritanienne.

A l'âge de la scolarité et après un bref séjour chez un marabout du nom de Serigne NIANG, son père le confia à son grand frère le vénéré CHEIKH AHMADOU BAMBA qui lui a appris le Coran, qu'il a récité à bas âge ainsi que les sciences religieuses et la langue arabe. Puis sous le ndigüel de Serigne BAMBA, il a fait deux brefs séjours chez deux grands érudits de l'Islam de son temps, que sont Mor Baram DIAKHATE de Ndiambour et Kaly Madiakhaté Kala. Mais un poème qu'il a dédié au premier dès son arrivée chez lui témoigne déjà d'une qualité morale et spirituelle et d'un niveau intellectuel sans égal chez MAMA THIERNO.CHEIKH AHMADOU BAMBA a fait de MAME THIERNO son compagnon pour parfaire sa formation et le rendre apte à supporter la lourde responsabilité qu'il lui entendait confier plus tard car c'est lui qui forma ses fils aînés et ses premiers disciples et fut son bras droit qui jouissait de son entière confiance.

Pour preuve, il suffit de rappeler que c'est à lui que CHEIKH AHMADOU BAMBA a confié toute la famille lors de son exil au Gabon.MAME THIERNO BIRAHIM est connu pour sa foi inébranlable en Dieu sa sévérité dans l'application des prescriptions du Coran et de la Sunna, sa fidélité, son amour envers le Cheikh, l'obéissance à ses ordres et recommandations et la générosité des "Hadiyas" qu'il lui envoyait. Tout cela c'est CHEIKH AHMADOU BAMBA lui-même, qui en a témoigné dans les multiples correspondances qu'il lui a adressées.





Il était aussi le porte-parole chargé de transmettre les recommandations les plus importantes aux talibés telle cette lettre dans laquelle le Cheikh disait à MAME THIERNO : "............je vous ordonne d'apprendre aux gens que j'interdis à quiconque de me donner quoi que ce soit alors qu'il a des dettes à payer car j'ai l'intention de pas être cause de déboire pour personne. Soit conscient de cela et explique le "wassalâm" et dans ces cas Borom-Darou dépêchait des émissions à tous les chefs religieux Mourides pour transmettre le message.

Nombreuses sont les correspondances de ce genre adressées à MAME THIERNO par le Cheikh mais la plus significative est peut-être une lettre qui résume en quelques sortes la doctrine religieuse des Mourides. Dans cette lettre, Serigne Touba disait : « ........Aujourd'hui occupe toi en permanence de prières et de Wird et ordonne à tous les disciples de s'efforcer à remplir leurs devoirs envers Dieu et d'abandonner toute autre chose. Ordonne aux grands disciples (Les Cheikhs) de rester chez eux et de ne pas faire trop de déplacements (à la recherche de Hadiya). Celui qui a un besoin peut se déplacer pour y subvenir. Si non il doit rester à sa place. Ordonne aux femmes de s'acquitter de la prière et de faire du bien autant qu'elles peuvent. Ordonne aux enfants de s'appliquer à la lecture du Coran en vue de le savoir par c½ur. Paix miséricorde de Dieu et sa bénédiction sur vous ».Pour mériter cette faveur divine d'être le porte-voix de la doctrine de CHEIKH AHMADOU BAMBA, la conduite de MAME THIERNO était le reflet de cette doctrine. Exemple de piété, de droiture, de générosité d'âme et d'humilité. Il était un soutien digne, un sage et un homme d'action, soucieux du devenir des musulmans et des mourides dont il était un soutien à la fois spirituel, moral et matériel. Bref il était sans conteste le grand combattant qu'augurait le commentaire de CHEIKH AHMADOU BAMBA le jour de sa naissance.


Nous mettons à votre disposition les correspondances entre Serigne Touba et Mame Thierno Birahim lors de l'exil du cheikh.

PREMIERE CORRESPONDANCE


Au nom de Dieu le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.

Que le salut et la paix de Dieu le très haut soient sur notre Maître Mouhammad, ainsi que sur sa noble famille et ses vertueux compagnons.

Nous sollicitons de Dieu, le JUGE, le PUISSANT, l'UNIQUE, de nous préserver de tout péril et de nous faire profiter de ses bienfaits. Qu'il bénisse notre disciple Ibrahima (Mame Thierno) de l'enseignement que nous lui avons dispensé grâce aux ½uvres que nous avons écrites après notre retour d'exil. Que Dieu, le Très Haut, par considération de la grandeur de celui sans qui rien n'aurai existé, Mouhammad Paix et Salut sur lui, accorde à Ibrahima et à tous ses disciples un profit que nul n'obtiendra jamais, et cela est si aisé pour Dieu. Nous te recommandons la pratique de notre "Wirde" et sa transmission. Quiconque aura reçu ce "Wirde" de toi jouira d'un bonheur éternel.

Signé : Le Serviteur du Prophètes (PSL)

KHADIMOU RASSOUL

DEUXIEME CORRESPONDANCE


Au nom de Dieu, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.

Dès que tu auras reçu cette missive, ait la certitude que je suis pleinement satisfait de toi et je sollicite auprès de Dieu des faveurs que t'envieront tout le monde.

Réjouis-toi et ne doute point que ce satisfait est une faveur de ton Seigneur que je te transmets.

DIEU EST LE GARANT DE NOS PROPOS !

TROISIEME CORRESPONDANCE


Au nom de Dieu, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.

Que le Salut et la Paix de Dieu soient éternellement sur le Meilleur des Hommes, MOUHAMMAD, sur sa Famille et ses Compagnons.

Recommande aux étrangers qui ont l'intention de retourner chez eux d'attendre la sortie de mes nouvelles ½uvres bénies qui leur profiteront.

QUE LA PAIX LA PLUS SUBLIME SOIT AVEC VOUS

QUATRIEME CORRESPONDANCE


Au nom de Dieu, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.

Que le salut et la Paix soient sur notre Guide MOUHAMMAD.

Recommande aux disciples de ne partir qu'après le jour commémorant la naissance du Prophète P.S.L afin de bénéficier de faveurs qui les préserveront de tous les malheurs de ce monde et de l'au-delà. De cette attente, ils obtiendront en bienfaits ce que leur envieront tous ceux qui n'étaient pas avec eux.

QUE LA PAIX SOIT AVEC VOUS.

CINQUIEME CORRESPONDANCE


Au nom de Dieu, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.

Nous te révélons ici un miracle te concernant : j'avais fais une prière pour toi au mois de "CHAHEBANE" de l'an 1322 de l'Hégire et je me demandais si elle avait été exaucée. Il me fut révélé après la prière du matin suivant la nuit où tu es venu me voir que toutes mes prières au sujet de Ibrahima (Mame Thierno) ont été exaucées au mois de "CHAHEBANE" 1323 c'est-à-dire l'année suivante.

Si tu ne m'avais pas rendu cette visite cette année, il te serait arrivé un malheur qui attristerait tous ceux qui t'aiment.

Dieu est le Meilleur Protecteur, et ceci est un des miracles du prophète MOUHAMMAD, non une faveur.

QUE LA PAIX SOIT AVEC VOUS.

SIXIEME CORRESPONDANCE


Au nom de Dieu, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.

Que la paix, la clémence et la bénédiction de Dieu, le Très Haut soit sur toi.

Envoie moi, dès que tu auras reçu cette lettre, six jeunes disciples : trois qui ont une parfaite maîtrise du Coran et trois autres qui ont assimilé les sciences afin qu'ils puissent enseigner aux adolescents qui sont avec moi.

Cette présente lettre est une bénédiction pour toi, toi qui accepterait d'être sacrifié pour l'amour que tu nous portes et qui rencontrera que bonheur partout où tu seras.

QUE LA PAIX SOIT AVEC VOUS.

SEPTIEME CORRESPONDANCE


Au nom de Dieu, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.

Le Serviteur du Prophète P.S.L MOUHAMMAD IBN MOUHAMMAD IBN HABIB qui n'espère qu'en Dieu, écrit à son frère Ibrahima Ibn Mouhammad, qui ne lui a jamais désobéi. Nous sollicitons pour lui et à tous ses disciples la paix sublime et le saluons de manière à purifier son c½ur et lui faciliter tout ce qu'il entreprendra.

J'accepte le présent (Adiya) que tu m'as envoyé et l'atteste par ce verset du Coran : "Avertis les hommes : qu'ils fondent leur espoir en Dieu" le Très Haut.

Que ces versets ci-dessous soient pour toi la lumière de Dieu qui ne s'éteindra jamais. Certes Dieu entend toutes tes prières.

Voici des vers profitables à ceux qui évitent de commettre des péchés :

1 – Je te recommande la quête du savoir, le travail et la bonne conduite à la perfection.

2 – Prodigue de bons conseils aux tiens, ainsi tu seras préservé du Courroux de Dieu et de la déchéance.

3 – Sois modeste à l'égard de tout croyant, tu seras sauvé des malheurs sans aucun doute.

4 – S'il t'arrive de commettre le contraire de ceci (vers 1 à 3), alors repens-toi par la lecture du Saint Coran.

5 – Adoucis ton langage et ton c½ur à l'égard des croyants, tu obtiendras les meilleures distinctions.

6 – Je te recommande la longanimité et la sincérité par considération de celui qui m'a octroyé le culte exclusif.

7 – Dispenses aux jeunes un savoir utile afin qu'ils puissent accéder à la compréhension.

Que la paix du Très Haut, le très Noble soit sur le distingué Prophète MOUHAMMAD.

HUITIEME CORRESPONDANCE


Au nom de Dieu, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.

Louange à celui qui m'a élu parmi ceux qui se sont lavés les mains de ce bas monde avant que celui-ci ne le détourne. Que le Salut et la Paix soient sur notre Maître MOUHAMMAD, sur sa noble Famille et ses Vertueux Compagnons et à tous ceux qui suivent leurs pas.

Cher disciple, reçois de nous un salut préférentiel par lequel tu bénéficieras de Droiture, de Savoir et de Compréhension. Dès réception de cette lettre, je te prie d'aider son porteur notre parent Sidy Muhammad dans ses sollicitations. Assise le dans la mesure de tes possibilités car il est vraiment dans le besoin.

Nous prions Dieu que ce bas monde ne te leurre point comme la plupart des hommes qui ne se sont pas encore réveillés de leur sommeil d'ignorance.

Fais savoir aux disciples que mon objectif est aussi de les préserver des périls de toutes sortes avec l'aide de Dieu.

QUE LA PAIX SOIT AVEC VOUS

NEUVIEME CORRESPONCE


Au nom de Dieu, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.

Que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur notre Maître MOUHAMMAD, sur sa noble famille et ses vertueux compagnons.

Cher disciple, sache que tu as reçu l'agrément de Dieu dans ce monde et dans l'au-delà, et que ton Seigneur t'a préservé du péril qui te menaçait. J'ai personnellement détourné de toi beaucoup de dangers grâce à Dieu et à son Prophète (PSL).

Je t'exhorte à bien recevoir l'étranger comme tu sais bien le faire, jusqu'à ce que soient terminés les poèmes bénis qu'il attend.

QUE LA PAIX SOIT AVEC VOUS

DIXIEME CORRESPONDANCE


Au nom de Dieu, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.

Je tiens à te révéler ici les raisons du mauvais comportement et le manque d'éducation du personnage qui était avec toi. La raison en est qu'il avait un grand secret entre Dieu et moi.

J'avais conclu un pacte avec Dieu durant l'an 1313 de l'hégire que Dieu accepta et fit de l'attitude de cette personne un indice de son accord.

Quant à la correction infligée hier au disciple, cela fait partie des bonnes manières de l'éduquer. Soyez assurés que jamais le lapidé (Satan) ne se dirigera vers moi. Certes ce disciple a commis une faute, cependant je l'ai pardonné comme je l'ai fait aux autres. Que personne ne le touche.

QUE LA PAIX SOIT AVEC VOUS

ONZIEME CORRESPONDANCE


Au nom de Dieu, le CLEMENT, le MISERICORDIEUX.

Louange à Dieu, l'UNIQUE. Que la paix et la bénédiction soient éternellement sur celui qui a fermé le cycle des prophètes. Que la paix, la mansuétude et la grâce divine soient avec vous. Figure-toi Ibrahima, que la plupart des hommes ne sont que des loups déguisés. Alors méfie-toi.

Dorénavant, je n'écrirai qu'à toi ou à ceux qui le méritent. Aussi cette lettre vous est adressée, à toi, à notre cousin Saliou et à notre ami l'intègre Mouhammad Abdoul Lahi.

Je vous recommande de garder, jusqu'à mon retour imminent s'il plaît à Dieu, les livres que je vous enverrai à Darou Marnane, que Dieu préserve de tout péril, a exempté de tout vice et trouble.

QUE LE SALUT ET LA PAIX DE DIEU SE MULTIPLIENT SUR MOUHAMMAD, SUR SA NOBLE FAMILLE ET SES VERTUEUX COMPAGNONS

SERIGNE MASSAMBA MBACKE

SERIGNE MASSAMBA MBACKE
APERCU SUR LA VIE ET L'¼UVRE DE SERIGNE MASSAMBA MBACKE

La simple évocation du nom de Serigne Massamba Mbacké ressuscite toute une génération de grands disciples doyens d'âge ayant consacré toute leur vie à la quête de l'agrément de DIEU troquant les liens de parenté qui les liaient à Khadimou Rassoul au statut de simple disciple.

Oui ! Serigne Massamba Mbacké, avec ses frères et compagnons de foi de la trempe de Serigne Mandoumbé Mbacké, Cheikh Anta Mbacké, Cheikh Ibra Faty et d'autres encore ont démontré à la face du monde comment une vie peut être entièrement et constamment mise au service de DIEU. Ils constituent aujourd'hui un aréopage suffisant pour mesurer la dimension exceptionnelle de leur Maître Khadimou Rassoul.

La simple évocation de son nom fait défiler sur le tableau lumineux des pages d'une facture calligraphique inégalable, des enluminures qui laissent plus d'un artiste pantois.

La simple évocation du nom de Serigne Massamba rappelle aux différents conservatoires en chants religieux sur les ½uvres du Cheikh et aux férus de chants religieux, les mélodies qu'il a mises en l'honneur et qui jusqu'à présent résistent au temps et constituent une référence authentique de notre génération.
Qui n'a pas entendu parler du kurel de " Wakeur Serigne Massamba ", qui n'a pas entendu parler des mélodies éthérées, angéliques et paradisiaques de cette équipe de conservatoire (kurel) que tout le monde imite aujourd'hui ?

Serigne Massamba qui fait aujourd'hui l'objet de notre présentation à l'occasion du Magal annuel qui lui est dédié nous parvint par la grâce de DIEU le 27ème jour du mois lunaire de shacbân 1301h/1881 à Mbacké Cajor quelques mois après le rappel à DIEU de son père le cadi et jurisconsulte de renommé Serigne Momar Anta Sally Mbacké. Il eut le privilège de recevoir son nom de baptême de Cheikhoul Khadim son aîné de 20 ans qui, après s'être rendu au mausolée de son père à Dékheulé, vint annoncer que ce dernier demande que le nom de Massamba soit donné à l'enfant en reconnaissance à son ancien maître à Koki.

Si Serigne Momar Anta Sally qui est son père n'est plus à présenter, sa mère quant à elle, Sokhna Aïshatou Dièye est descendante d'une famille pieuse originaire du grand centre d'enseignement qu'était Koki. Son père Serigne Koki Mor Khourédja Coumba est incontestablement l'un des plus éminents hommes de savoir de Koki. Il s'est particulièrement distingué par son ouvrage " Moukhadimatul Kokiyou ".

En plus de cette descendance pieuse, Serigne Massamba Mbacké eut l'insigne honneur d'être éduqué par les soins du Cheikh. Ce qui fera de lui un homme imbu de savoir et de sagesse, un disciple distingué parmi ses pairs, un homme de confiance et un soldat infatigable dans la quête de l'agrément de DIEU.


mame cheikh ibrahima fall

21/08/2007 16:14 par mbawor2

  • mame cheikh ibrahima fall

    mame cheikh ibrahima fall

    21/08/2007 16:14 par mbawor2


Shaykh Ibra Fall
BABOUL MOURIDINE

We are going to answer why Mame Shaykh Ibra Fall is Baboul Mouridine (the Mouride Way) and how we should get favor from Khadim Rasoul; and for that we must learn everything from Mame Shaykh Ibra Fall. In Jezbul Mouride, Shaykh Ibra Fall stated, “Whoever owes a debt to a passed away person, you pay it to his heir.” So with Khadim Rasoul being the inheritor of the Prophet Mohammed (PBUH); the dept that the Muslim owes, as far as being guided and showing respect toward the Prophet should be paid to Khadim Rasoul. So whoever owes that debt should follow the instructions of Khadim Rasoul and show him the appropriate respect.

One day before physically meeting Serigne Touba, Shaykh Ibra Fall was working on the roof on his Shaykh’s huts when Serigne Adama Gueye and Serigne Niakhtar Toure were passing by and carrying the light of Khadim Rasoul on them. Shaykh Ibra Fall recognized the light on them and stopped them; he told them to take him to Khadim Rasoul. They said that they were on a mission for him and he told them to go and he advised them that would be waiting on them on their way back. Meanwhile, he was going to ask for a release from his present Shaykh.

He went to see his Shaykh and asked him to pray for him because he was leaving. The Shaykh told him to stay until he gets the “Guerum” of Allah like those who proceeded him but who are now satisfying the other people and who are requested among the people of the neighborhood.

He told him, “Shaykh, isn’t it that you wake up one morning and saw me.” He answered, “Yes” and then Shaykh Ibra Fall replied, “So this day who will stop seeing me because I am leaving.” The Shaykh prays from him by telling him that wherever he is going, may the blessings of Allah head their. Shaykh Ibra Fall said that his prayer was a prayer that would be granted (Ismoulahi Azam): because all of Allah’s blessings are gathered in Serigne Touba.

When Serigne Adama Gueye and Serigne Niakhtar Toure came back, he headed toward Khadim Rasoul with them. Shaykh Ibra Fall said to Mame Shaykh Ndiaye Dabay that, “Each step I made was followed by a shot gun (Sokh) sound from the Throne of Allah (Arsh). The Malaika (Angels) who were already celebrating, Serigne Adama Gueye and Serigne Niakhtar Toure could not here it but they were saying, ‘By the Grace of Allah the Slave of Allah will be awakened. The One who will meet the One for that to happen is going to happen’“.

It was about the Malaikas Mukharabeen. By being close to Mbacke Cadior the Malaika were saying, “Ku Fi Njek Guen” or “The first over here will be the best”. He was saying maybe nobody is their but when he arrived he understood that the actions or deeds that will lead to being the best (Guen) had not been started by anyone yet. Because the Malaikas don’t consider a person, to be a normal person if he is not fulfilling what he is suppose to do.

The Malaika were beating the drums and saying, “Ku Fi Njek Guen” It was in a unique rhythm that is known as a Baye Fall rhythm. Shaykh Ibra Fall said, “When I arrived close to Mbacke Cadior the Malaika changed the rhythm and started singing, ‘Buga, Ngueum, Dieuf’ or ‘Love, Faith, Action.’” Once he arrived they said, “Fou Way Yem Yafa Yemele Sa Bopp” or “Wherever you stop is where you limit yourself.” And then he understood that this is about Allah because only Allah is in him, and Allah is infinite. So, the only limit on the Mouride Path is the limit one places upon himself. So dealing with Serigne Touba, is in fact dealing with Allah and we should not limit ourselves in the Way of Allah because (Allah is unlimited) and this is the most appropriate understanding.

Serigne Touba has written the “why, when, who and how” of every Ayat of the Quran. And, Mame Shaykh Ibra Fall put the “why, when, who and how” of each Ayat into action and practice. This is a proof that the basis of Khadim Rasoul and the basis of Mame Shaykh Ibra Fall are both Quranic.

When Shaykh Ibra Fall was asked on what he based his path, the Mouride Way. He said, “’In the Quran’. The Ayats neglected after the Prophet (PBUH) had passed, I’ll bring them back and put them into practice to the inheritor, Khadim Rasoul. The Ayats that the Sahaba (Companions), may Allah be pleased with them, were practicing while with the Prophet (PBUH) that the people stopped after the Prophet (PBUH)changed form are the Ayats of the Mouride Path. I revived those Ayats.”

l 'exil au gabon 1895-1902 lépreuve

18/08/2007 20:08 par mbawor2

  • l 'exil au gabon 1895-1902 lépreuve

    l 'exil au gabon 1895-1902 lépreuve

    18/08/2007 20:08 par mbawor2

 
Résumé de la page
 

L'Europe poussée par une ambition d'industrialisation avait, au 19e siècle, entrepris une politique de colonisation de l'Afrique. Vers la fin du 19e siècle, la France avait pour sa part, réussi à dominer toutes les résistances armées au Sénégal et s'était engagée dans un processus d'évangélisation des populations indigènes.

Cheikh Ahmadou Bamba, dont le seul tort fut d'avoir osé persister ouvertement dans le prêche pour la religion d'ALLAH (Islam) fut, 32 ans durant l'objet de toutes sortes de privations et d'épreuves. Tour à tour déporté pendant 7 ans au Gabon, 5 ans en Mauritanie, placé pendant 15 ans en résidence surveillée à Diourbel au Sénégal, il n'a cessé, jusqu'à son rappel à ALLAH en 1927, de défendre, par son enseignement et son comportement, le message du Prophète Mouhammed (PSL).

 


 

A partir du début du 19e siècle, la politique impérialiste de la France a abouti à la défaite de toutes les résistances armées au Sénégal et à la mise en place d'une politique de christianisation et d'assimilation de de la nouvelle colonie aux valeurs culurelles de la métropole. Cette volonté aboutira à une politique d'éloignement ou de banissement systématique des guides spirituels musulmans qui osèrent marquer leur défiance.

Principaux évènements relatifs à la vie de Ch. Ahmadou Bamba

1853 ou 1854
Naissance de Cheikh Ahmadou Bamba.

1883
Cheikh Ahmadou Bamba appelle ses disciples à un culte exclusif à ALLAH, conforme au message du Prophète Mouhammad (PSL) : le mouridisme.

1887
Cheikh Ahmadou Bamba fonde la cité de Touba pour mieux servir ALLAH.

1888
Rapport de M. l'Administrateur Leclerc au Directeur des Affaires Publiques de la Colonie Française du Sénégal sur les prétendus agissements de Cheikh Ahmadou Bamba.

1889
Inquiétude des autorités françaises devant l'influence croissante de Cheikh Ahmadou Bamba.

Juillet 1889
Politique de conciliation du Gouvernement Clément Thomas.

1893
Cheikh Ahmadou Bamba quitte Touba sur ordre du Seigneur et vient s'installer à MBacké MBaari dans l'attente de sa mission.

Mars 1895
Lettre de Cheikh Ahmadou Bamba dans laquelle il déclare aux autorités qu'il n'avait besoin de rien en ce bas monde futile et périssable.

10 Août 1895 à 14 h
L'administration coloniale arrête Cheikh Ahmadou Bamba à Diéwol.

5 Septembre 1895
Réunion du Conseil Privé de la Colonie du Sénégal sur l'internement de Cheikh Ahmadou Bamba - P.V. n° 1 - Délibération n° 16.

21 Septembre 1895
Cheikh Ahmadou Bamba quitte le Sénégal pour être exilé au Gabon.

11 Novembre 1902
Retour de Cheikh Ahmadou Bamba au Sénégal.

Février 1903
Nouvelles inquiétudes des autorités françaises.

Mai 1903
Refus en ces termes de Cheikh Ahmadou Bamba de se rendre à une invitation à St-Louis (du Sénégal) du Gouverneur: "Je suis le Captif d'ALLAH et ne reconnais point d'autorité autre que la sienne".

Juin 1903
Opération sur MBacké avec un détachement de 150 Tirailleurs et 50 Spahis.

14 Juin 1903
Cheikh Ahmadou Bamba se constitue prisonnier.

19 Juin 1903
Cheikh Ahmadou Bamba est envoyé en résidence obligatoire à Saout-El-Ma, en Mauritanie, auprès du Cheikh Sidya.

Avril 1907
Retour de Cheikh Amadou Bamba au Sénégal avec mise en résidence à Thiéyène (cercle de Louga).

15 Janvier 1912
Retour de Cheikh Amadou Bamba avec mise en résidence surveillée à Diourbel.

Janvier 1919
Elevation de Cheikh Ahmadou Bamba à la dignité de Chevalier de le Légion d'Honneur, distinction qu'il n'a pas accepté de porter et nomination au Conseil Supérieur Consultatif aux Affaires musulmanes en Afrique Occidentale Française (A.O.F).

Novembre 1925
Cheikh Ahmadou Bamba demande l'autorisation de la construction de la Grande Mosquée de Touba (demande effectuée par Serigne MBacké Bousso).

19 Juillet 1927
Rappel à ALLAH du Cheikh Ahmadou Bamba (au terme d'un séjour terrestre équivalent au nombre de versets de la sourate "Les Groupes" dont l'issue est la récompense d'une vie entièrement consacrée à ALLAH).


 

Djéwal : la rencontre avec les ennemis de l'Islam

Vers la fin du 19e siècle, alors que la politique de domination de la puissance coloniale était totale ou en passe de l'être, Cheikh Ahmadou Bamba ordonna à ses disciples le mouridisme, un Islam authentique et débarrassé de toute innovation. Le Cheikh entreprit alors de professer en public un culte exclusif à ALLAH.

Les foules affluaient de toutes parts vers Cheikh Ahmadou Bamba qui fonda alors en 1887 la ville de TOUBA pour mieux servir la Cause d'ALLAH. L'influence de Cheikh Ahmadou Bamba devenait de plus en plus considérable et ne manquait pas aussi de rendre jaloux certains chefs religieux traditionnels qui voyaient nombre de leurs disciples les quitter pour le Cheikh.

D'autre part, la présence auprès du Cheikh d'anciens membres de familles de résistants à l'impérialisme, devenus nouveaux disciples, ne tarda pas à susciter de vives inquiétudes chez les autorités françaises dont la tutelle a toujours rencontré dans le pays une résistance acharnée.

Aussi, Cheikh Ahmadou Bamba ne tarda-t-il pas à devenir l'objet d'une stricte surveillance. D'ailleurs, les craintes perpétuelles éprouvées par les pouvoirs administrants de cette époque à l'égard du Cheikh n'ont pas manqué d'être soulignées dans les rapports adressés jusqu'en 1915 au Gouverneur du Sénégal par ses administrateurs.

En l'an 1311 de l'Hégire (1893 dans le calendrier grégorien), au cours d'une retraite spirituelle, le Seigneur fit comprendre à Cheikh Ahmadou Bamba que les nombreuses épreuves inhérentes à son destin ne sauraient l'atteindre tant qu'il resterait à Touba qui est sous la protection de la toute-puissance divine et lui intima l'ordre de quitter la cité de TOUBA. C'est ainsi que le Cheikh quitta Touba pour se fixer dans le Djolof (province au centre du Sénégal) à MBacké Baari.

Le 10 août 1895, la troupe coloniale dirigée par le commandant Leclerc devait aller à MBacké Baari pour l'arrestation du Cheikh.
Le samedi 18 safar de l'an 1313 de l'hégire (11 août 1895), Cheikh Ahmadou Bamba sait que l'heure de la mission a sonné et quitta la résidence qu'il avait construite à MBacké Baari pour l'acquisition et la diffusion de la science. Son départ conïcida avec le départ de Louga du Commandant de la troupe chargée de son arrestation). Ils se rencontrèrent à Djéwal au soir du même jour.

 


Le Conseil Privé du 5 Septembre 1895 :
Cheikh Ahmadou Bamba détenteur du flambeau de l'Islam

Arrêté à Diéwol, Cheikh Ahmadou Bamba est transféré au bureau du Gouverneur de l'administration coloniale à Saint-Louis du Sénégal. Le Jeudi 5 Septembre 1895, à neuf heures du matin, Cheikh Ahmadou Bamba est traduit devant le Conseil Privé de Saint-Louis qui doit statuer sur son cas. D'après l'historien Serigne Moussa Ka, le lieutenant Yoro Coumba Sow et l'interprète Doudou Seck Bouel Mogdad étaient présents lors de la rencontre.

La phobie de l'administration coloniale à l'endroit de tout mouvement islamique font que les jugements rendus au Conseil Privé constituent souvent des procès d'intention au chefs religieux. Dans le rapport de Merlin, directeur des affaires politiques au Conseil Privé du 5 septembre 1895, on peut lire ceci: "Les agissements des ses talibés [disciples] et le passé même du marabout [Cheikh Ahmadou Bamba] montrent clairement que nous avons affaire en lui à un homme fort intelligent, très avisé, habile à ne pas se compromettre, et dont l'esprit d'hostilité, les projets de conquête, les rêves d'ambition sont certains et poursuivis avec une obstination qui, si elle dénote un esprit de beaucoup supérieur à celui de ses congénaires, n'en est que plus dangereuse à notre influence..."

Cheikh Ahmadou Bamba fit une prière de deux rakkas dans le bureau du Gouverneur avant d'adresser la parole au Conseil pour lui signifier sa ferme intention de ne se soumettre qu'à ALLAH. Par cette prière symbolique et cette prise de position téméraire dans le sanctuaire des négateurs de l'Islam, Cheikh Ahmadou Bamba venait d'impulser une nouvelle forme de résistance non violente aux visées évangélistes du colonisateur.

Se fondant sur des rumeurs et des affabulations, le Conseil Privé décida de la déportation du Cheikh "en un lieu où ses prédications fanatiques n'auraient aucun effet". Ils décidèrent de l'exiler dans la forêt équatoriale du Gabon, où le Cheikh séjourna pendant sept ans et neuf mois.

PROCÈS-VERBAL DE LA RÉUNION DU CONSEIL PRIVE

"Le Jeudi 5 septembre 1895 à 9 heures sur convocation du Gouverneur, le Conseil Privé s'est réuni dans la salle ordinaire de ses délibérations.

Etaient présents:

M. Mouttet, Gouverneur, Président.
De Hersaint Gilly, Commissaire des colonies, chef du Service administratif;
Boyer, lieutenant-colonel, commandant supérieur des troupes par intérim;
Jurquet, directeur de l'Intérieur par intérim;
Chapelynck, procureur général par intérim;
Clarac, médecin principal, chef du service Santé.
Hogaret, lieutenant de vaisseau, délégué du Commissaire de la Marine;
J. Beziat, conseiller privé titulaire;
Lombain, conseiller privé suppléant;
Superville, secrétaire archiviste.

Après avoir examiné certains problèmes relatifs à la Colonie, le Conseil approuve la décision des membres ci-dessus désignés d'exiler au Gabon le Marabout Ahmadou Bamba qui doit être embarqué le 21 septembre 1895. Une pension de 50 francs par mois lui sera accordée durant son séjour au Gabon. "


L'exil au Gabon (1895-1902) : l'épreuve

L'exil d'un sahélien vers une région équatoriale humide ressemble à une condamnation à mort déguisée. La déportation de Cheikh Ahmadou Bamba vers le Gabon obéit aux cyniques méthodes de l'autorité coloniale qui n'hésitait pas à damner et déporter vers des contrées hostiles (Gabon, Guyane, Nouvelle-Calédonie, etc.) les éléments jugés dangereux ou gênants livrés face à l'animosité des convoyeurs en mer, aux maladies endémiques ou aux climat hostile.

Les détails du voyage du Cheikh Ahmadou Bamba ne sont pas connus avec exactitude. Il embarqua le Vendredi 21 septembre 1895 (1er du mois islamique de Rabi) à bord du paquebot "Ville de Pernambouc" et n'apprit sa destination qu'une fois à bord. Alors que l'Almamy Samory Touré (un grand résistant à la colonisation française) était parti avec une suite et quatre femmes, le Cheikh, lui, avait refusé toute compagnie (femme, enfants, disciples).

Le navire fit deux escales: la première à Conakry en Guinée, la seconde après le golfe de Guinée. Deux thèses s'affrontent concernant cette deuxième escale: selon la première, l'escale suivante fut Libreville, au nord de la côte gabonaise. La deuxième thèse soutient qu'un incident technique empêcha le navire d'accoster à Libreville et que tous les passagers furent amenés au port de Matadi sur le territoire de l'ex-Congo belge. De là, le navire longea la côte gabonaise avant d'atteindre Libreville. Cette seconde semble être la bonne puisque le Cheikh l'évoque dans ses poèmes.

Mayumba

La destination finale du Cheikh fut Mayumba au Gabon, endroit infesté de mouches tsé-tsé. Il s'est avéré que le Cheikh ne touchait pas sa rente et ne mangeait pas ce qu'on lui apportait; on ignore comment et de quoi il se nourrissait. Il passait ses journées à prier, à méditer et à écrire et conservait ses écrits dans des malles qu'il traînait à l'abri d'une cabane au moment des pluies.

Deux incidents assez obscurs se déroulèrent à Mayumba. Le premier se produisit lorsqu'on tenta d'isoler totalement le Cheikh en l'abandonnant sur l'îlot désert de Wir Wir, simple roche recouverte par la mer à haute marée, en compagnie de Samba Laobé Penda Fall, Bourba (roi) du Djolof, accusé par l'autorité coloniale. Les deux déportés seraient miraculeusement revenus à terre avant même les marins qui les y avaient amenés.

Le second incident eut lieu sur la plage de Mayumba: un projet avait été élaboré de fusiller le Cheikh mais les soldats y auraient renoncé, saisis de peur devant l'apparition "d'anges montés sur des chevaux". Plus tard, le Cheikh révéla que les compagnons du Prophète (Paix et Salut sur Lui) étaient venus lui porter secours.

Le Cheikh resta cinq ans à Mayumba "Cinq années durant lesquelles, j'ai souffert et mené le combat contre mon âme charnelle et les illusions".

C'est aussi durant son exil à Mayumba qu'il renonça aux miracles - apanage des saints - pour se consacrer à la purification de son âme et qu'il obtint l'Inspiration et l'Agrément d'ALLAH.

"C'est dans ce lieu, écrit-il, qu'ALLAH m'a montré toutes mes imperfections et m'a purifié de celles-ci, au point qque j'étais devenu le Serviteur de l'Envoyé (le prophète Mouhammad, béni soit-il)."

"Je me suis entretenu avec ALLAH - qu'il est Exalté et Sublime - durant ces années, à travers des écrits qu'il n'est pas permis et ne sera jamais permis de divulguer"

"Celui qui est affligé de ma qualité de Serviteur du Prophète lors de mon exil, ignore les secrets de mes vertus : mon seul but, en dehors des versets du Coran, est la Tradition Authentique de l'Elu (Mouhammad Al-Mustafa), le Plus Pur, sur lui les deux saluts de Celui qui fait don de sa Guidée."

Lambaréné

Après cinq ans d'une existence dont les périls, l'insalubrité et les privations ne semblent avoir eu aucun effet sur lui, l'administration l'envoya à Lambaréné, au nord du Gabon, dans un petit poste perdu dans la jungle équatoriale.

A propos de ce séjour de près de trois ans, le Cheikh écrira: "J'ai subi [là] des épreuves telles que seul le retrait de l'âme [l'agonie] est plus pénible."

Toutes ces épreuves ne firent qu'augmenter la piété du Cheikh, et l'enrichirent d'une sublime expérience mystique qui lui inspira de magnifiques poèmes.

Malgré les conseils de son entourage, le Cheikh se refuse à toute démarche auprès des autorités coloniales pour solliciter son rappatriement, préferrant attendre sa libération d'ALLAH.

Ainsi, lorsque le Gouverneur Général lui accorda la "grâce" en août 1902, il revient dans son pays (le 11 novembre 1902 à bord du navire "La Ville de Maceïo") intérieurement plus riche et plus grand qu'il n'en était parti.
C'est là que réside le véritable miracle du Cheikh, signe d'une sainteté qui lui permettait de vivre, non dans la douleur et les privations, mais au-dessus d'elles, dans la sérénité la plus parfaite, non sur terre, mais en ALLAH.


La mise en résidence obligatoire
du Cheikh en Mauritanie (1903 - 1907)

De retour de l'exil du Gabon, Cheikh Ahmadou Bamba poursuivit l'éducation de ses disciples.

La dimension universelle de ce Serviteur du Prophète, authentique "Qutb"1 (pôle de son époque) ne tarda pas à se manifester et l'on vint lui rendre visite de tous les horizons, comme ce fut le cas de ce Cherif de Médine (la ville du prophète Mouhammad -PSL), Mawlay Ahmad Tibri qui fit imprimer des exemplaires de "Masaalik-ul Jinaan" (un traité de soufisme du Cheikh) ou de ce descendant d'Abu Bakr Siddiq (khalif de l'Islam) qui vint de la Mecque pour rendre visite au Cheikh.

Le nombre des adeptes du Cheikh ne cessait de croître et le développement fulgurant de l'enseignement du Cheikh (le mouridisme) demeurait une source d'inquiétude pour les colonisateurs qui se sentaient menacés à terme. Les persécutions reprirent et le Cheikh fut à nouveau accusé de stocker du matériel de guerre.
C'est alors que les colonisateurs décidèrent de l'exiler en Mauritanie, où se trouvaient de grands hommes de Dieu connus et reconnus comme tels par les Sénégalais. Ils espéraient ainsi réduire le prestige du Cheikh Ahmadou Bamba et par conséquent la ferveur de ses disciples.

Le Cheikh fut arrêté le 13 juin 1903 et envoyé en résidence surveillé à Saout-Elma (en Mauritanie). Il partit satisfait de son destin, en laissant à ses disciples des directives claires, à savoir n'adorer qu'ALLAH, vivifier la tradition du Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui), se livrer à l'enseignement et au travail loin des futilités de ce bas-monde.

Pendant cet exil, le Cheikh fut sans cesse transféré d'un camp à un autre. C'est durant cette période, à la suite d'une vision du Prophète, que le Cheikh obtint son wird : un wird exempt d'innovations, entièrement basé sur le Coran et la tradition prophétique.

Selon un écrit de Cheikh Ahmadou Bamba, le wird lui a été donné par le Prophète Mouhammad (PSL) "à l'état de veille et non en sommeil, et ce en l'an 1322 de l'Hégire du Prophète dans une localité appelée Sarsara, au cours du mois de Ramadan, "mois dans lequel on a fait descendre le Coran comme guide pour les gens et preuve [et moyen] de discernement" (Coran 2;185). ALLAH et garant de nos propos."

Ceux dont la renommée devait éclipser celle du Cheikh se jetèrent à ses pieds et lui offrirent la meilleure hospitalité, en remerciant le Seigneur de leur avoir envoyé le pôle1 de son temps, l'héritier du Prophète (Paix et Salut sur Lui).

Le Cheikh inaugurant ainsi une ère nouvelle dans l'histoire de l'Islam et de l'homme noir, démontrant que tous les hommes sont issus de la même âme, et ne se surpassent que par la crainte révérencielle qu'ils vouent à leur Créateur.

[ 1 Pôle : "Al Qutb"; il est au sommet de la hiérarchie mystique des hommes d'ALLAH (Rijâlu l-lâhi). Il est l'héritier du Prophète et ALLAH lui dispose la destinée des êtres humains dans la période prophétique à laquelle il préside. Il connaît la Loi Pure (législation contenue dans les Livres révélés) et la Vérité Radieuse (contenue dans la Tablette bien gardée). Il passe par tous les stades de la hiérarchie mystique avant d'être promu à la dignité polaire par Muhammad, l'Envoyé d'ALLAH.]


Reconnaissance par le Colonisateur
de la Victoire du Cheikh.

En 1907, Cheikh Ahmadou Bamba est autorisé à rentrer au Sénégal, à la suite d'une demande du Gouverneur de Mauritanie à son homolgue du Sénégal.

Pour autant la méfiance des autorités coloniales à l'égard du Cheikh n'est pas abolie. Le Cheikh est autorisé à s'établir au village de Thiéyenne (dans le Dioloff) et des mesures sont prises pour limiter l'affluence des foules vers le Cheikh.

Le 13 janvier 1911, le Cheikh s'installe à Diourbel (dans le Baol), où il fait recopier par 17 de ses scribes de grandes quantités de manuscrits du Coran et de livres de sciences destinés à être diffusés.

En 1915, après deux années et demie de séjour dans le Baol, le Résident de l'époque devait dans un dernier rapport, sans doute le seul objectif depuis 1895 sur le guide spirituel mouride, s'adresser en ces termes aux instances de l'A.O.F (Afrique Occidentale Française):

"Après deux années et demie de séjour, d'observation et de commandement dans le Cercle du Baol (Sénégal), j'ai l'honneur de vous exposer les remarques que j'ai pu faire sur Ahmadou Bamba et ses Mourides.

Dans les premiers mois de mon séjour à Diourbel, je vous ai adressé plusieurs rapports au sujet de mes contacts avec le Sérigne et ses Mourides. Par ces documents vous avez pu voir que si mes premiers rapports avec Ahmadou Bamba ne furent pas très confiants, ils ne tardèrent pas à s'améliorer et Ahmadou Bamba fut mis rapidement en confiance".

Le Résident, après avoir insisté sur l'aide appréciable que lui a apporté Ahmadou Bamba pour le recrutement de tirailleurs et sa contribution efficace au secours national (guerre de 1914-1918, notamment contre l'Allemagne) déclarait:

"Dans son étude sur Ahmadou Bamba et les Mourides, M. l'officier interprète R. Marty lui prête des intentions de réunir entre ses mains la puissance temporelle à la puissance spirituelle.
Dans plusieurs de nos conversations, j'ai parlé au Serigne des projets qui lui étaient attribués.
Il s'en est défendu et m'a déclaré que ses rapports avec les chefs politiques du pays avaient été les mêmes que ceux qu'il avait eu avec nous.
Le Damel du Cayor, le Teigne Gogne et bien d'autres chefs, etc.... avaient pendant leur règne, recommandé qu'on le laisse en paix et qu'on lui donne la tranquillité. Il aime à le rappeler.
"

"Nous sommes certains que Ahmadou Bamba n'aspire qu'à la tranquillité, à la liberté de se livrer sans entrave à ses études théologiques, juridiques et littéraires.
Chacun s'accorde à reconnaître qu'il est remarquablement instruit en arabe (langue et littérature) et a des connaissance surprenantes sur les oeuvres des auteurs arabes pour un Noir du Sénégal qui n'est pour ainsi dire pas sorti de son pays.
"

"En ne le mêlant pas aux infractions dont les talibés se rendaient coupables, nous nous trouvions être dans la vérité, car il n'avait aucune responsabilité dans ces actes et le plus souvent, c'est par nous qu'il apprenait lorsque nous avions l'occasion de lui en parler."

"Il est très charitable et donne à ceux qui se présentent; il est constamment en butte aux importunités des quémandeurs. Tout l'argent dont il dispose est employé en aumône, en cadeaux à ses cheikh, à l'entretien de certains de ses parents et de ses fidèles et surtout à l'achat de livres etc.
Son influence sur ses compatriotes est considérable, non seulement sur ses propres adeptes mais aussi sur tous les autres musulmans qui le déclarent un Saint Marabout, le plus pieux et le meilleur serviteur de Dieu qui a obtenu du Très Haut des grâces spéciales
".

"En le traitant avec la déférence que l'on doit avoir à l'égard d'un homme âgé et respecté par ses compatriotes et qui a conscience de cela, nous avons rapidement acquis sa confiance.
Nous pouvons dire que Ahmadou Bamba n'est pas un ingrat car il a conservé une réelle reconnaissance à ceux qu'à tort ou à raison il considère comme ayant agi en faveur du mouridisme
".

(Extraits du rapport de fin de séjour sur Ahmadou Bamba, adressé en 1915 au Gouverneur Général de l'A.O.F. par le Résident du Baol.)

Ces citations révèlent sans doute implicitement, les erreurs des pouvoirs administratifs de 1895 qui, hantés par le souvenir des marabouts conquérants, avait placé le fondateur du mouridisme dans la perspective de cette époque agité de colonisation.

M. Merlin, directeur des Affaires politiques de la Colonie, a tenu à l'égard du Cheikh, les propos suivants:

"La plus grande preuve de sa sincérité dans son entreprise est qu'il se consacre âme et corps à sa religion. Se sacrifier dans l'intérêt de la religion est, pour lui, la chose la plus facile ...".

La vérité est ce que reconnaissent les ennemis.

Le 28 avril 1916, le Gouvernement Général de l'Afrique Occidentale Française nomme le Cheikh Ahmadou Bamba, membre du Comité consultatif des Affaires Musulmanes. Mais le Cheikh, fidèle à son attitude de toujours, s'écartait des chefs de ce bas-monde pour se consacrer à l'adoration d'ALLAH et à l'éducation spirituelle des musulmans, si bien qu'il n'alla jamais siéger dans ce comité.

En 1925, soit deux années avant son retour au Seigneur, le Cheikh obtient l'autorisation de la construction de la Mosquée de Touba, mosquée qui sera inauguré le 7 juin 1963.

 
<Précédent Suivant>
 

serigne touba mbacke

18/08/2007 20:02 par mbawor2

  • serigne touba mbacke

    serigne touba mbacke

    18/08/2007 20:02 par mbawor2


Le Saint Homme de Touba fait partie des mystères de Dieu dont la véritable dimension ne peut être cernée par le simple croyant. Tous les témoignages des Saints de son époque convergent sur ce point.

Voici ce que disent du Cheikh quelques uns de ces éminets témoins qui l'ont connu dans la mystique.


Cheikh Saad-Bou Abib, petit fils du Prophète (PSL)

Voici des extraits d'une lettre adressée par Cheikh Saad Bou Abîb à Cheikh Ahmadou Bamba [Cheikhal Khadim Rassol : le Serviteur du Prophète -PSL].

"Cheikh Sahada Abîd (qu'ALLAH le protège) a dit de Cheikhal Khadim (qu'ALLAH le protège)."

"Il est [Cheikhal Khadim] une aubaine descendue sur l'humanité"

"Il est un des phénomènes d'ALLAH."

"La nature qui avait juré de nous ramener un phénomène pareil, A menti et doit réparer ce blasphème ..."

Pour essayer de comprendre la véritable dimension de Cheikh Ahmadou Bamba, jetons un coup d'oeil sur un extrait de la lettre historique que Cheikh Saad Bou Abîb a adressé au Maître, à son retour d'exil, alors qu'il avait élu domicile à Diourbel:

"L'objet de cette lettre est de deux choses:

"Premièrement, ne m'oublie pas ici [dans ce monde ci] et là-bas [à l'autre monde].

"Deuxièmement, n'oublie pas la descendance de MUHAMMAD (PSL) ici et la-bas."

Sahada Abib


Cheikh Oumar Kourdiyou, imam de Médine

Ce pamphlet a été envoyé en 1922 à Cheikh Ahmadou Bamba en guise de remerciement par Cheikh Oumar Kourdiyou, alors imam de la sainte cité du Prophète (PSL), Médine. Les Médinois, troublés par la politique de l'époque, avaient été inquiétés de plus en plus par les bandits et même par le Pouvoir de l'Etat. Ils formèrnt une délégation assez importante qui vint jusqu'à Diourbel, solliciter des prières auprès du Maître. Il pria pour eux et la situation redevint normale dans la région. A la suite de ce bienfait, les Médinois adressèrent cette lettre à Cheikh Ahmadou Bamba.

"La lumière de ta Wilaya est d'une preuve irréfutable.
Qu'on ne retrouve que chez les Saints très purs.

Si tu veux voir une lumière sainte authentique,
Observe bien celui-là qui a délivré l'Afrique de l'ignorance et des ténèbres.

C'est le Maître qui a fait de toute son existence
Glorification et remerciements à ALLAH et à son Prophète (MUHAMMAD)

C'est le Maître de la vérité, de la "Tarîkha" et de l'honnêteté
Venu pour entrainer l'Univers vers la précision dans la véritable croyance.

Et quand toutes les connaissances seront rassemblées comme la lune au dessus de la terre, la sienne sera la source où toutes les autres viendront s'abreuver.

Quand toutes les connaissances seront présentes, la sienne sera l'océan
Où tous les Saints viendront puiser, dans sa bonté illimitée.

O toi "serviteur du choisi" aux secrets indéfinissables,
Ces secrets auréolés de lumière que nul ne peut dénombrer,
Ton image illuminée est descendues sur la terre sainte de Médine.

Et tout le monde est revivifié par ton souffle bienfaiteur!
Et tous par ma voix, t'adressent leurs respectueux remerciements
En honorant ainsi ton incommensurable personnalité

Nous sollicitons auprès de toi, une assistance
Qui nous apportera tous les bienfaits que nous envieront nos ennemis,
Parce que tu es notre Protecteur qui nous otera nos malheurs
Pour nous couvrir de bonheur dont bénéficieront ceux qui te suivent de près et même de loin.

Regarde nous donc de ton regard sain qui nous lave de nos souillures,
De ce regard qui extirpe de nos âmes les maux apparents et le caché des maux!

O, Maître, aie pitié des habitants de notre terroir!
De cette pitité si immense et si sincère qui enthousiasme le Prophète,

Que la meilleure prière d'ALLAH s'accomplisse sur Lui
Et qu'ALLAH te paie tant que seront le ciel et la terre."

(Traduction de Assane Sow, Professeur licencié en arabe,
Lycée Cheikh Oumar Foutiyou, Saint-Louis, Sénégal)


Cheîkh Hâjj Mohammed Abdallah al-'Alawi

"Louanges à ALLAH qui nous a donné l'Islam, la croyance et les bienfaits, qui nous a élu pour suivre notre mditre Mouhammad, les grâces et la paix sur lui et sur ses illustres Compagnons.

Après avoir fait la connaissance de ce grand savant, le plus généreux des hommes le plus généreux des hommes le plus le plus pieux et le plus sage, le soleil et la lune des sciences, le bienfait de Dieu Ahmed Ibn Mohammed Ibn Habiballah, l'aimé de Dieu, souhaitons que le Seigneur le protège, l'élève et le rende heureux. Je tente toujours davantage de me rapprocher de lui pour obtenir un peu de sa joie et de sa sagesse. Hélas, si la vue de ces demeures et la nostalgie ne m'avaient pas consumé de chagrin je ne serais pas venu pleurer sur les ruines.

Allons demander des nouvelles de leurs occupants et pleurer leur disparition. Nous avons versé plus d'une larme. Tant de sentiments, l'amour les exige d'un amant, il ne faut pas lui en vouloir. Plus d'une fois mon attachement profond s'est manifesté. J'ai tant souffert avant de rendre visite au Serviteur du prophète, le guide et l'élu. Avec ses conseils j'ai pu vaincre le diable et les désirs illicites, trouvant ainsi la joie et le bonheur. Tous ont besoin de ses conseils, malgré la foule, il faut aller le voir. Il a guidé le monde et ALLAH l'a aidé. Chassez de votre esprit toute idée malfaisante que puisse vous en éloigner.

Objet d'amour et de respect, la pluie de sa générosité apaise la soif. Heureux ceux qui vivent avec lui en paix et en sécurité. Tous mes problèmes ont été réglés par le Cheikh que sa grandeur a élevé au-dessus de tous. Je me suis donné entièrement à Cheikh El Khadim, mes ruisseaux et mes rivières se jettent dans son océan et dans ses mers. "

Cheîkh Hâjj Mohammed Abdallah al-'Alawi

 

<Précédent

wakh yi kou tede ki mo ko waral

18/08/2007 19:55 par mbawor2

NAHJOU KHADA I HAJI

LA VOIE DE LA SATISFACTION DES BESOINS

Par Cheikh Ahmadou Bamba Mbacke 

          

AU NOM DE DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX 

 

Que DIEU le TRES-HAUT accorde la Paix à notre Maître MOUHAMMAD, a sa famille et a ses compagnons et lui assure le Salut. 

 

1.     Mohammad, le fils de son Maître Spirituel, qui, hormis son prénom, ne loue rien d’autre en sa personne, dit :

2.     Louange a DIEU ! Lui Qui dissimule mes défauts, Lui Qui est dispose à mon égard et Qui m’assiste.

 

3.     J’exalte Sa GLOIRE ! Le NOBLE SEIGNEUR Qui m’a prodigue des dons m’amenant à Lui témoigner gratitude

 

4.     Et Il est Celui Qui fait de la Bonne Education, un voile qui dissimule l’ignorance et la modeste origine (descendance)

 

5.     Et Il a privilégie les hommes de science et de Bonne Conduite, par la félicite, la rectitude et la récompense

 

6.     Puis, que la Paix et le Salut Sublimes soient sur celui qui a enfourche Al Boura

 

7.     Notre Seigneur, lui qui appelle vers le Créature, par la meilleure des règles de Conduite et dans les bonnes Moeurs

 

8.     En l’occurrence MOUHAMMAD, sur sa famille qui est precellente et sur ses compagnons qui ont obtenu les faveurs du SUBSISTANT

 

9.     Ils ont perpétue le Message sans discorde, car ils avaient assujetti leur âme chamelle a l'obéissance

 

10. Ils avaient ruine les fortunes a faire des dépenses pieuses, sans ostentation aux yeux des gens, ni hypocrisie

 

11. Ils s’appuyaient sur le PROFITABLE, Qui est le POURVOYEUR, s’abandonnant a lui en ce qui concerne les subsistances

 

12. Ils étaient tous résolument tournes vers l’Au-delà, car ils avaient irrémédiablement répudie son rival (le Bas Monde)

 

13. Ils n enfreignaient, si par peur (d un danger), ni par dénuement, la Prescription du DIRIGEANT, Qui est le CREATURE

 

14. En vérité, ils se consacraient a l exécution des Ordres (de DIEU), avec amour, sans que les biens des foires ne les en détournent

 

15. Ils avaient dissipe les ténèbres de tous les horizons, par la science, par l’action et dans la concorde

 

16. Qu’ils sont nobles ! ces seigneurs imbus de sagacité, qui, par expérience, ont pleinement savourent les délices spirituels

 

17. Que leur soit accorde l’Agrément par le moyen duquel j’accède au Détenteur de la Précellence absolue

 

18. En l’occurrence MOHAMMAD, sur lui la Prière de L’ETERNEL, sur sa famille et ses compagnons dont les degrés dans le mérite sont hiérarchises

 

19. Sache a présent que ceci est une suite que je donne la requête de certaines disciples qui battent leur couple

 

20. Sollicitant une versification qui traite de la POLITESSE LEGALE, afin qu’il en tirent une bonne conduite, cela est bien entendu nécessaire

 

21. Car celui qui cherche a obéir a l’exclusion de celle-ci (la Politesse légale), sera prive du bonheur et du profit    

 

22. Et elle constitue le meilleur trésor dans les deux Demeures et le plus honorable de ce dont un homme de distinction s’enorgueillit

 

23. Par ce qu’elle illumine le coeur, de même qu’elle rapproche du Paradis

 

24. Elle suscite l’éloge de la part des voisins, de même qu’elle éloigne de l’Enfer

 

25. Ainsi, j’entrepris en hâte de m’atteler à la réponse, espérant l’Agrément et la Récompense de DIEU

 

26. Elle a pour contenu la prose du Saint Homme de DIEU qui parlait par énigmes (3) et j’y fonde l’espoir de réaliser les voeux

 

27. Car cette prose réunit avec conviction la plupart de ce que les anciens écrivains avaient fragmente

 

28. Or tout ce qui abrége dans la suffisance est préférable a l’abondance pleine de difficultés

 

29. Je l’ai versifiée en un poème renfermant des profits, par la grâce de Celui Qui assure la Défense (*) (voir Coran S22 V37)

 

30. De sorte que, pour ma part, je puisse obtenir l’Agrément, la Sécurité et l’Absolution, le Jour de la Terreur

 

31. Je vous dispose –O vous l’ensemble des étudiants ! – Et vous recommandez cette présente réponse

 

32. Elle compte en Caractère Moral et en Bonne Conduite quelque chose qui, a coup sur, vous conduira à la correction

 

33. Elle renferme en instructions et en avantages quelque chose de devant lequel, l’homme anime de volonté ne se lasse pas

 

34. Le novice et l’initie jouisse au même titre que de son bienfait, tellement son utilité est infinie !  

 

35. Parce qu’elle contient les conditions qui font parvenir aux meilleurs vertus et espoirs

 

36. Je l ai intitulée  «LA VOIE DE LA SATISFACTION DES BESIONS, DANS LA MOISON DU CHAMP CULTIVE PAR NOTRE MAITRE DE LA FAMILLE DES DAL HAJ »

 

37. C’est DIEU Seul, que je prie de l’agréer par Sa GRACE et d’en parfaire l’accomplissement

 

38. Et qu’a l’instar de son nom, elle donne une issue heureuse au sort de celui qui l’apprend, de sorte qu’il soit bienheureux

 

39. Et qu’Il me préserve de l’ostentation et de la fatuité, par la Grâce du Choisi par Excellence, le Détenteur de l’Etendard

 

40. IL me préserve aussi des autres vices en dehors de ces deux et me favorise des vertus

 

41. Et qu’Il me préserve tout le temps.Exalte soit-Il !-du mal de Satan qui s’est rebelle

 

42. Et du mal de ce qu’Il a crée sur terre, dans les cieux et ce qui est entre eux

 

43. Et ce qu’Il me favorise de la soumission a la Meilleure des créatures, qui est chargée de l’Intercession et qui est le Modèle

 

44. Apres avoir répandu Sa Prière et Son Salut sur lui, sur sa famille et sur sa famille et sur ses compagnons et ce, infiniment

 

45. C’est la que s’achève le préambule de l’ouvrage ; a présent, j’adore les règles de la Bonne Education

 

46. Je parle pour versifier ce qu’avait mis en prose le Cheikh Ahmad (Dal Haj), l’abîme de savoir

 

47. O vous la totalité des chercheurs ! soyez attentifs à ce conseil salutaire de ma part, qui vous éloigne du malheur

 

48. Un conseil qui vous est destine pour le Simple FACE de DIEU, une exhortation à quiconque est négligent et versatile

 

49. La Voie de la Bonne Conduite consiste à montrer de l indulgence au jeune, à l’instar d’un père et d’une mère, à respecter les grandes personnes

 

50. Et à traiter ton semblable comme toi-même, pour la FACE du CREATEUR, Qui occupe le Trône(c Arsh)

 

51. Sois indulgent envers le jeune et ne lui épargne aucun conseil qui, selon toi

 

52. Est de nature a le mettre dans la Bonne Voie ; respecte la grande personne, même si elle te parait vulgaire et méprisable

 

53. Il fait partie de ta bonne conduite, de ne pas considère pour toi-même un droit sur un individu, voyons !

 

54. Et que tu vois que tu ne mérites pas la moindre marque de vénération de la part de celui qui t’aime

 

55. En vérité, observe toi même les Règles de la Bonne Conduite, sans l’exiger des autres (a ton endroit)

 

56. Sois avec tout le monde, ta vie durant, exactement comme tu souhaiterais qu’il soit avec toi

 

57. Et respecte les Droits du DETENTEUR de la MAJESTE, le PUISSANT, à leur endroit, pour Sa FACE, comme l’expression du poète

 

58. Ne t’assoie pas avec celui qui est plus grand que toi, sauf par contrainte, comme c’est le cas

 

59. Par exemple en apprenant, ou en cohabitant ; et ne t ‘assoie point avec lui sur un même lit

 

60. Toutefois, si tu t’assoies avec lui, fais-le avec respect, dans la ponde rance, l humilité

 

61. Et la retenue, ne t’assoies pas avec lui en le jouxtant, ni en te mettant devant lui et n’allonge pas

 

62. Ta jambe dans sa direction- o mon frère ! »-si toutefois vous vous asseyez et baisse ton regard devant lui

 

63. Ne tourne pas beaucoup ton regard vers tous les cotes, sauf en cas de nécessite

 

64. Car cela est un indice évident d’ignorance et Il est dit dans le Livre de DIEU « recommande aux croyants... »

 

65. Observe donc scrupuleusement les Ordres du MAITRE DES CREATURES, car cela apparaît dans la Sentence Prophétique qui dit : « Il arrive q’un individu… »

 

66. Et un poète l’a déjà versifie disant : « Et quant a toi … » ; ne fais donc jamais tourner ton regard partout

 

67. Ne te livre pas souvent et ce, partout ou tu te trouves, aux amusements, au rire, a l’agitation, a la futilité

 

68. Au désordre et a l’investigation en vue de dévoiler du regard une chose cachée, quelle qu’elle soit

 

69. Cela apparaît comme un indice de balourdise et de petitesse d’esprit, de la part de quiconque en fait une habitude

 

70. Dans l’assistance, maîtrise-toi le corps, consacre toi au silence par la réserve ainsi tu seras comble

 

71. Supporte avec patience les diffamatoires et ne les rend a personne, sois comme la dit le courtois : « Certes… »

 

72. Car l’échange de propos diffamatoires et  le fait de se traiter mutuellement de menteur sont des marques des pures habitudes, de même que l’échange de coups

 

73. Et la fréquence des rires dessèche le coeur ; diminue alors tes rires, ainsi tu obtiendras l’Agrément du SEIGNEUR

 

74. Quand tu t’assoies avec quelqu’un de plus age que toi, ne ris que par sourire

 

75. Ne sois pas prolixe dans votre conversation car cela n’est pas beau

 

76. Garde le silence jusqu'à ce qu’il te demande de parler, et en ce moment aborde juste la question posée

 

77. C’est cela  la Bonne Conduite, observe-la alors à ses égards ; réfléchis !

 

78. S’il te montre grossier envers toi, endure son arrogance, s’il commet une bévue, il faut l’a lui voiler

 

79. Ne cesse de t’excuser au près de lui et ne t’emporte jamais contre lui

 

80. Ne dirige pas ton regard envers lui en tout instant, en le fixant sans détour

 

81. Si tu désires te lever dans une assistance, lever-toi avec circonspection au moment du lever

 

82. Et la, ne répand la poussière sur leurs visages, a cause de son inadéquation avec la correction

 

83. Autant que tu le peux, ne dors jamais au milieu des personnes en état de veille

 

84. Une telle conduite ne fait pas partie des Règles de Bienséance, car il l’en résulte ce que cela comporte de fâcheux

 

85. Sache que l’activité des éléments fait partie des causes de l’ignominie et du reproche

 

86. Celui qui subordonne sa volonté au manger et au sexe, celui-la réunit les causes de critiques

 

87. Il t’en suffira (des aliments) juste de quoi tenir sur les reins et le fortifier, afin que tu puisses adorer le SEIGNEUR

 

88.   Evite la voracité tout le temps, car celui-ci est a l’origine de tout mal

 

89. Maîtrise ta main et ne l’habitude jamais aux amusements, car cela constitue un défaut manifeste

 

90. N’emploie jamais ta main pour saisir de proche qui contient aucun profit, ainsi tu seras bienheureux

 

91. Si tu entends une personne plus grande que toi solliciter occasionnellement la satisfaction d’un besoin

 

92. Cherchant, par exemple, un envoye pour un service, satisfait-la, pour la FACE de DIEU, dans ce besoin-la

 

93. Que personne ne te sollicite pour un service, sans que tu ne le fasses, et en cela tu seras honore

 

94. Ne dit jamais à quelqu’un « tu mens » ou « ce que tu dis est faux » ou « tu t’es trompe »

 

95. Ou tout autre possible de genre, qui peux le frustrer (l’énerver), fut-il même un enfant, car cela est une erreur

 

96. S’il affirme quelque chose que tu connais pas, donne lui raison en cela, ainsi tu auras fait preuve de noblesse

 

97. Dis-lui plutôt « je ne le voyais pas ainsi » ou « je crois que … » ou « pour ma part, j’ignorais que… »

 

98. Et d’autres du genre, parmi les Bonnes Formules, évite d’offenser et de porter préjudice !

 

99. Habitue ta langue a la Bonne Parole, ainsi tu en seras heureux et tu seras préserve de tout mal

 

100.                Selon les Propos du Maître des créateurs, a savoir : « celui qui … » -que le Salut continuel de son SEIGNEUR soit sur lui-« celui qui croit en DIEU et au jour du jugement dernier, doit tenir des propos bienséants ou se taire »

 

101.                Et déplace toi plus précisément pour un but précis, sans déambuler ; car l’errance inflige une leçon de correction

 

102.                Ne ris jamais si ce n’est que pour quelque chose de drôle et n’effectue un déplacement que par besoin

 

103.                Et ne te retourne que par nécessite ; chacun de ces comportements est une sottise qui est aux antipodes de la Bonne Conduite

 

104.                A jamais, ne retrousse ton pantalon, cela est une façon de s’écarter des Bonnes Manières

 

105.                Et tel comportement est classe parmi les Mœurs dégradantes des crapules de la tribu des « Hassan »qui des rebelles

 

106.                Garde –toi de laisser découverte  ton ventre, de même que la partie située entre le nombril et les genoux, pour cette même raison

 

107.                Cela est un signe de stupidité, d’ignorance, et de manque de Pudeur, qualité tant magnifiée

 

108.                Car la Pudeur est la sœur de la Foi ; partout ou elle est absente, la Foi n’existe pas, comme l’ont confirme les Doctes

 

109.                Salue la personne a qui tu parviens, si jamais tu est soucieux de Bonne Education

 

110.                Si elle commence a saluer la première, rend lui les civilités en paroles

 

111. Si vous vous donnez la main, il faut chaleureusement ta main droite contre la sienne, d’après ce qui est approuve

 

112. Et ne la retire pas tant que cette dernière n’auras pas commence  a ôter la sienne de façon manifeste

 

113. Car ils (les doctes) ont blâme le retrait de mains, au cours d’une salutation, de façon rapide, de même l’absence de paroles échangées

 

114. Puis, saluer avec les deux mains fait partie de l’ensemble des Bons Usages, comme les deux précédents

 

115. Formule de ta part, a son endroit, du bien – O toi l’intelligent !- car cela fait partie des actes qui absolvent  les peches

 

116. Si tu désires entrer dans la demeure d’autrui, annonce-toi d’abord aux siens, ainsi tu seras comble de bonheur

 

117. S’ils t’accordent la permission, alors pénètre ; sinon, retire-toi de là-bas

 

118. Ne  parcours pas de ton regard la maison d’autrui, par crainte d’y découvrir des choses frustratoires mises en voile

 

119. Ne choisis, quand tu cherches un compagnon, ni un sot, ni un jaloux, ni un envieux

 

120. Ne t’assois qu’avec celui auprès de qui tu tires toujours un profit religieux et intellectuel, ainsi tu réaliseras les desseins

 

121. Ils [les doctes] ont dit, rapportant une Sentence Prophétique, que l’individu se conforme aux habitudes de son ami

 

122. Ne cherche pas à déceler des trébuchements et ne fais jamais des investigations sur les choses pudiques

 

123. Sache que manquer a une promesse et mentir font partie des vices qui entachent une conversation, évite-les

 

124. On trouve dans les sentences de celui sur qui nous perpétuons la prière, sur sa famille et sur ses compagnons qui sont des appuis

 

125. Le Hadith « je vous recommande ... » ; soyez sincères et évitez le mensonge pour être considères

 

126. Obéis à tes deux parents, sois envers eux bienveillant et empresse-toi  d’exécuter leurs ordres

 

127. Garde-toi de tout ce qu’ils t’interdisent, pour la face de Dieu et tu gagneras ainsi plus de considération

 

128. Et quiconque est plus grand que toi, parmi les proches (parents), sois deferent envers lui

 

129. Et envers d’autrui q’eux et fais preuve de bon caractère avec les gens, alors tu seras aime du NOVATEUR

 

130. Parfais ton caractère dans la cordialité (accessibilité) et dans la sympathie envers eux, ainsi tu seras aime

 

131. Adoucis tes propos envers toute personne, car cela fait partie des caractéristiques des perspicaces

 

132. On rapporte que la moitie de l’intelligence est le fait de gagner à l’estime des autres, d’après le Détenteur des Bienfaits

 

133. Il fait partie du bonheur d’un individu, partout ou il se dirige, de n’être pas rejete par le coeur du vertueux

 

134. Rends toujours un visite de courtoisie a l’élite des savants et aux vertueux, rends-leur service tout le temps pour l’Amour de Dieu, le TRES-HAUT

 

135. Sollicite

wakh yi kou tede ki mo waral

18/08/2007 19:48 par mbawor2

Cheikh Ahmad ibn Muhammad ibn Habiballah, plus connu sous les noms de Cheikh Ahmadou Bamba MBacké ou Serigne Touba, est venu au monde au mois de Muharram de l'an 1270 après l'Hégire (calendrier musulman) soit vers 1853 ou 1854 de l'ère chrétienne, à MBacké Baol (Sénégal), village fondé par son arrière grand père Muhammad Al Khayr.

Sa famille brillait par sa sagesse et sa piété: sa mère Mariama Bousso, vertueuse et pieuse, était surnommée Djaratoullah, la proche d'ALLAH; son père, Muhammad ibn Habiballah, aussi appelé Mor Anta Salli, était un jurisconsulte réputé et un imam très respecté auprès des musulmans, mais aussi des princes et des rois (en tant que Cadi du roi Lat Dior, il était chargé de l'exécution du droit à l'intérieur du royaume).

A l'école coranique, Cheikh Ahmadou Bamba fit preuve d'une grande soif de connaissances. Son père l'avait confié à Serigne MBacké NDoumbé puis à Mouhammadou Bousso, auprès desquels il put apprendre l'ensemble du Coran et certaines sciences religieuses (théologie, mystique, droit musulman, prières) en un temps record.

Jusqu'à 1300 après l'Hégire (1882 Grégorien), Cheikh Ahmadou Bamba s'occupait de l'enseignement auprès de son père et a écrit de nombreux ouvrages dans le domaine de la Jurisprudence, la Théologie, le Perfectionnement Spirituel, ....

Après la disparition de son père en 1301 après l'Hegire (1883 Grégorien), Cheikh Ahmadou Bamba put révéler en totalité sa personnalité mystique et se livrer davantage à la vie ascétique et désintéressée entièrement axée sur l'imitation du Prophète (Paix et Salut sur lui).
Son détachement du pouvoir temporel des princes fut beaucoup critiqué par ceux qui espéraient qu'il continuerait dans le sillage de son père en tant que conseiller et magistrat du roi mais il resta ferme dans son choix:

"Ils m'ont conseillé: "Va t'agenouiller devant les détenteurs du Pouvoir et tu obtiendras des récompenses qui t'enrichiront pour toute la vie"

"J'ai répondu: "Je compte sur mon Seigneur, je me contente de Lui, je ne désire rien d'autre que le savoir et la religion.

"Je n'espère qu'en mon Roi, je ne crains que Lui - qu'Il est Auguste - qui peut m'enrichir et me sauver.

"Comment pourrais-je confier mes affaires à des gens qui sont aussi incapables de s'occuper des leurs que des crève-la-fin?

"Ou bien comment l'amour des vanités de ce monde m'oblige-t-il à fréquenter des êtres dont la mesure est le parterre fleuri des démons?

"Si j'éprouve du chagrin ou bien si j'ai une reqête à présenter, c'est au maître du Trône que j'adresse mes prières.

"Il est l'aide que rien ne réduit à l'impuissance et c'est lui qui fait ce qu'il veut de la manière qui lui plaise.

"S'il veut brusquer une affaire, celle-ci est vite faite et s'il s'il veut en retarder l'échéance, elle ne sera acomplie qu'après le délai marqué.

"Ô toi qui blâmes, ne vas pas trop loin! Cesse de me blâmer! Car mon abandon des futilités de cette vie ne m'attriste point.

"Si mon seul défaut est la renonciation aux vanités des princes, c'est là un précieux vice qui ne me déshonore point. " ("Qâlû liya arkân").

Cet évènement marqua son passage de la qualité de maître d'école à celui de guide spirituel. et c'est ainsi qu'en 1883, il fonda la Mouridiyya ou Voie de l'imitation du Prophète (Paix et Salut sur Lui).

Malgré les preuves qu'il a fournies à l'Islam dans le domaine de la formation religieuse et de la foi, Cheikh Ahmadou Bamba n'a jamais prétendu se rattacher au prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui) par lien généalogique.
Il ne se réclame non plus d'aucune appartenance chérifienne sinon que par sa chaîne mystique, il se relie au Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui), son unique guide vers ALLAH.

Son fils et biographe, Cheikh Bachirou MBacké le décrit ainsi, dans "Les Bienfaits de l'Eternel":

"Il savait supporter avec patience maintes douleurs, braver les plus graves périls avec calme et douceur, sans laisser apparaître le moindre signe de peine ou de chagrin.
Il ne se laissait aller à la colère que pour plaire à Dieu.
Il supportait l'effort. Il ignorait la fatigue. Il ne se reposait qu'après la victoire, le triomphe.
C'était un plaisir pour lui que de travailler continuellement en se donnant à sa tâche corps et âme.
Il faisait preuve de générosité et de bonté dans le bonheur, de patience et de fermeté dans le malheur.
Il affrontait les obstacles sans se soucier de personne. Dans tous les cas, il suivait strictement ce qu'approuve et exige la loi islamique, la voie tracée et agréée par Dieu le Très-Haut à Muhammad (Paix et Salut sur Lui), le meilleur d'entre les serviteurs"

Autant de qualités connues du Prophète Mouhammad (PSL).

Cheikh Ahmadou Bamba était de petite taille et s'habillait de manière simple. Il ne se retournait jamais sur son chemin et ne riait jamais aux éclats. D'une remarquable sobriété, Cheikh Ahmadou Bamba ne prenait qu'une petite quantité de nourriture; par contre il aimait beaucoup se servir du thé, et surtout de café et ne faisait usage que du sucre en pain appelé "telsi".

Après les heures de prières, il aimait souvent faire des promenades solitaires à travers les allées tracées entre les palissades de tôles, se livrant à la méditation.

Cheikh Ahmadou Bamba employait tout son temps entre la prière, la lecture et l'enseignement qu'il dispensait à ses nombreux disciples en plein air. Il avait l'habitude de se servir du sol sablonneux en guise de tableau sur lequel il dessinait avec son doigt des petits schémas destinés à soutenir ses démonstrations et à aider la mémoire de ses auditeurs.

Jusqu'à son rappel à Dieu le 19 juillet 1927, à Diourbel (Sénégal), Cheikh Ahmadou Bamba n'a jamais changé le cours de cette existence humble et austère entièrement consacrée au service d'ALLAH et de son Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui).

<Début de la page>


Une existence entièrement au service
d'ALLAH et de son Envoyé

Cheikh Ahmadou Bamba a été initié à la confrérie Qadiriyya par son père. Il avait également été initié aux confréries Tidjaniyya et Shadiliyya. A chaque fois qu'il se lançait dans une voie, il en pulvérisait toutes les étapes et en détenait tous les secrets.

Mais toutes ces voies ne suffisaient pas à étancher sa soif. Il dit:

"J'ai dépassé les hommes et tout ce qui vient de leurs mains (leurs invocations, leurs remèdes, leurs wirds, leurs litanies, leurs indications, leurs prescriptions), pour me tourner vers le Seigneur des hommess."

Il prit alors le Coran comme wird et comme dhikr. Il perça les mystères du dhikr, dont il comprit que sa substance se trouvait dans "lâ ilâha illa-llâh" (Il n'y a de divinité qu'ALLAH).

Son aspiration profonde à ALLAH et son amour ardent pour MUHAMMAD (PSL) furent tels que ALLAH lui révéla "L'ENCEINTE SCELLÉE D'ALLAH" et il vit l'immensité de l'océan divin, la grâce incommensurable de l'Eternel (al Bâqî), la plénitude de la Générosité divine (al Jawad), l'Amour divin (al Wadûd) dans lequel ALLAH enveloppe ses amis et ses saints, et la Clémence divine (al Rahma).
Mais ALLAH lui montra la plénitude de la "NÛR MUHAMMADIYYA" (la lumière prophétique) et lui inspira que pour accéder à L'ENCEINTE SCELLÉE, il devait passer par le Prophète Muhammad (Paix et Salut sur Lui).

Ayant aperçu la plénitude de la "NÛR MUHAMMADIYYA", il s'écria:

"La beauté des gens de la terre et du ciel [la parure des deux mondes], c'est l'homme à l'oriflamme [Muhammad], à lui la louange.

Ma poésie a été embellie par l'apologie de celui que j'imite et j'attends de cette apologie toutes les formes d'élévation possibles.

La vision du soleil levant m'a empêché de suivre les étoiles et la lune dans le ciel."

Cheikh Bachirou MBacké et Cheikh Mouhammadou Lamine Diop Dagana, biographes du Cheikh Ahmadou Bamba, disent que la multiplicité des étoiles dans le ciel représente l'ensemble des envoyés ( "jami'a-l anbiya-i wa-r-rasul" ) qui d'après les savants sont au nombre de 124000. Quant à la lune, elle désigne les différents pôles qui se sont succédés; de même que chaque mois a sa lune, chaque temps a son Pôle1. Il affirme ainsi que c'est la vision du Prophète qui l'a empêché de se limiter aux envoyés et aux pôles.

[ 1 Pôle : "Al Qutb"; il est au sommet de la hiérarchie mystique des hommes d'ALLAH (Rijâlu l-lâhi). Il est l'héritier du Prophète et ALLAH lui dispose la destinée des êtres humains dans la période prophétique à laquelle il préside. Il connaît la Loi Pure (législation contenue dans les Livres révélés) et la Vérité Radieuse (contenue dans la Tablette bien gardée). Il passe par tous les stades de la hiérarchie mystique avant d'être promu à la dignité polaire par Muhammad, l'Envoyé d'ALLAH.]

Le Cheikh réalisa tout ce que ALLAH renfermait dans la "NÛR MUHAMMADIYYA", et affirma:

"Muhammad est le réservoir de tout ce qui est utile dans les deux mondes."

Il avait abandonné toutes les voies et tous les maîtres. Il les dépassa pour la lumière fondamentale, le soleil divin, et réalisa son pacte avec Muhammad (Paix et Salut sur Lui). Alors ALLAH lui révéla les secrets de la lumière prophétique, et il comprit que Muhammad est "Ahmad", "Al Maahi", celui par qui ALLAH efface l'incrédulité, les pêchés et tout ce empêche au coeur du croyant de vivre les réalités de la foi.
Il est "Al Hâshir", celui aux pieds duquel les gens se rassemblent, "Al 'Aqib", le seigneur des prophètes et des envoyés, qui ne sera suivi d'aucun autre. Il est aussi le paraclet dont parle l'Evangile de Saint Jean.
Le Cheikh demande alors au Seigneur d'accorder Sa bénédiction et Son salut au Prophète par ses noms "Barakhliti" et "Farkhliti".

Alors naquit la phase d'imitation du Prophète (Paix et Salut sur Lui) et la course vers lui par le respect de son message (le Coran) et de sa tradition (sunna). ALLAH lui avait inoculé l'essence de l'amour prophétique, et en germant, cette graine semée en lui l'éleva à un degré incommensurable.
Il cherchait à plaire au Prophète (PSL) par tous les moyens possibles: il décida d'entreprendre le voyage pour la Mecque et Médine pour vivre auprès du Prophète jusqu'à son dernier souffle.
Mais il vit le Prophète (à l'état de veille et non en songe) qui lui demanda de ne pas se rendre à Médine. Il dit dans "Ra'iya":

"Il a empêché mon corps de lui rendre visite, mais ma langue et mon coeur lui rendent visite en permanence."

De même, tous ceux qui ont vécu avec Cheikh Ahmadou Bamba l'ont entendu parler de la visite de l'ange Gabriel. A tous ceux qui lui demandaient s'il était possible de rencontrer l'Archange Gabriel après le Prophète (Paix et Salut sur Lui), le Cheikh répondit en citant deux vers du versificateur des "Ghazawât":

"Certains disent que Gabriel se présente au croyant qui meurt; d'autres nient son apparition après le Messager de Dieu.
La vérité est que ces apparitions se perpétuent".

Et il ajouta:

"De toute façon, ces propos s'adressent à ceux qui sont susceptibles de les sentir, de les saisir en profondeur.
Il suffit donc au simple croyant de se soumettre et de se taire sous peine de se nuire."

Dans sa quête mystique, le Cheikh ne voulait qu'être élevé au niveau des compagnons du Prophète (Paix et Salut sur Lui et sur eux), être son digne serviteur et devenir le continuateur de la Tradition Authentique de Mouhammad (PSL).

L'attachement du Cheikh Ahmadou Bamba au Prophète (Sur lui la Paix et le Salut du Très-Haut) était tel qu'à la naissance de son premier fils, il refusa qu'on lui donne le nom de son frère Mame Mor. Il préféra le rebaptiser du nom de son bien-aimé Muhammad Mustafa, car il disait:

"Entre moi et le Prophète (PSL), je n'interpose rien, ni personne."

Et le témoignage de son amour à l'égard de Muhammad (PSL) est aujourd'hui concrétisé par l'attachement indescriptible que lui rendent ses disciples; attachement qui traduit aussi leur reconnaissance à l'homme de haute valeur islamique, qui avec beaucoup de témérité et de réussite a su se faire porte étandard de l'Islam, dans un contexte où le pouvoir temporel avait réussi à corrompre les détenteurs du pouvoir spirituel.

Cheikh Ahmadou Bamba est apparu au Sénégal dans la deuxième moitié du 19e siècle. Cette période se caractérise par deux évènements majeurs dans l'histoire de l'Afrique occidentale: la fin de la Traite Négrière par les puissances européennes et la finalisation du processus de Colonisation de l'Afrique par ces mêmes puissances.

Le Commerce des Esclaves (Traite Négrière) qui aura duré plus de trois siècles répondait à des impératifs économiques, ces esclaves constituant pour les puissances européennes, une inestimable source de main d'oeuvre pour leurs exploitations agricoles des Amériques.

La conséquence de ce commerce aura été une désorganisation de ces sociétés africaines, qui, outre les ravages de l'alcool et les saignées humaines des bandits-rabatteurs d'esclaves, auront à endurer une négation totale de leur culture, de leur religion, bref de leur condition d'humain.

Cette ignominie, qui néanmoins trouvera une justification humanitaire ("civiliser l'Homme Noir") et aura même (du moins à ses débuts) la bénédiction de l'Eglise, finira par être abolie en 1848.

Cependant les exigences de l'industrialisation (recherche de matières premières et de marchés) et la volonté impérialiste des puissances européennes vont dicter à l'Europe, (notamment à la France pour le cas du Sénégal) une politique de conquête territoriale (la Conquête Coloniale).

Cette politique expansionniste va renconter au Sénégal une farouche résistance tant du côté des chefs religieux (El Hadji Oumar Tall, Maba Diakhou Ba, ...) que du côté de l'aristocratie (Lat Dior, ...). Mais du fait du décalage technologique et l'affaiblissement des royaumes dû à la Traite Négrière, toutes ces résistances vont être défaites.

Et, le 19 mars 1889, lorsque l'administration française signale pour la première fois dans un rapport, la présence du "marabout [religieux] Cheikh Ahmadou Bamba", la France avait déjà établi sa suprématie militaire sur le Sénégal.

Le Sénégal pacifié et dominé, la France avait alors entrepris d'assimiler la colonie aux valeurs culturelles occidentales. Et pour y parvenir, elle imposa sa religion : on cessa alors, sous la pression économique ou sous l'effet du mythe de supériorité du colonialiste, d'emmener son enfant à l'école coranique au profit de l'école du missionnaire qui bénéficiait du soutien de l'administration.

L'Islam devient alors la religion à combattre, sinon ouvertement, du moins en corrompant ses dirigeants afin qu'ils prônent un Islam vidé de toute spiritualité. "Assurer l'équilibre de notre domination en opposant à l'islamisme le contrepoids du fétichisme organisé ...", ces quelques lignes édificatrices sur le dessein de la colonisation (à savoir l'émergence d'un Islam nécrosé, communément appelé "Islam Noir") sont signées BREVIE, le Directeur des Affaires Politiques de l'Afrique Occidentale Française, dont il deviendra plus tard le Gouverneur...

Cheikh Ahamdou Bamba aura compris bien avant tous ses concitoyens la trame du complot contre l'Islam et, par delà, contre la culture de son peuple. Par la grâce d'ALLAH, il savait que le salut de son peuple résidait, non pas dans une prise des armes, mais dans une lutte non violente pour réveiller les consciences en léthargie et les ramener sur le sentier d'ALLAH.

 

 

 

serigne touba

18/08/2007 19:44 par mbawor2

  • serigne touba

    serigne touba

    18/08/2007 19:44 par mbawor2



La mission de Cheikh Ahmadou Bamba a été de guider les hommes vers ALLAH en sauvegardant l'esprit et la lettre du message de MOUHAMMAD (PSL) à une époque où l'Islam était menacé (notamment en Afrique de l'ouest).

C'est ce qu'il résume dans ce passage à propos du martyr qu'il a eu à souffrir:

"Le motif de mon départ [en exil] est la volonté que ALLAH a eu d'élever mon rang et de faire de moi l'intercesseur des miens et le Serviteur du Prophète".

 

En ce 19e siècle finissant, l'Islam était agressé en Afrique de l'Ouest. Les chefs spirituels de l'époque, aveuglé par le pouvoir temporel et "victimes des honneurs", avaient fini par troquer le message de Mouhammad (PSL) contre des pratiques dépourvues de toute spiritualité.

ALLAH a indiqué aux hommes le chemin du salut, par l'intermédiaire de Ses Prophètes et par l'exemple des Saints imitateurs des Prophètes, à chaque génération. C'est ainsi que ces Prophètes et leurs saints successeurs deviennent, pour ceux qui les acceptent, des "refuges en ALLAH".

Cette obéissance à un Cheikh est conforme aux injonctions du Coran et du Hadith (parole du Prophète Mouhammad -PSL):

"Ô les Croyants! Obéissez à ALLAH, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement." (Coran 4; 59) [c'est à dire aux Emirs désignés par le Prophète, puis à ses Successeurs qui sont les Oulémas bien-guidés]

"Obéissez, même si celui qui s'est imposé à vous est un serviteur Abyssin" [c'est à dire Noir] (Hadith -partiel- rapporté par Bokhari)

 

Cheikh Ahmadou Bamba : Refuge de la communauté musulmane

Au cours d'une retraite spirituelle dans sa mosquée de Daarou Khoudos en l'an 1311 de l'Hégire, le Cheikh reçut la visite du Prophète (PSL) et de ses immortels compagnons de la bataill de Badr. Dans son ardeur spirituel, Cheikh Ahmadou Bamba voulut accéder au rang de ces compagnons, serviteurs du Prophète (PSL).

Ainsi, lorsque l'Elu (Mouhammad -PSL) lui parvint en l'an 1301 de l'Hégire (1883 de l'ère chrétienne), Cheikh Ahmadou Bamba conclut avec lui le Pacte d'Allégence pour la Face d'ALLAH et ce dernier lui ordonna d'engager ses disciples dans cette Voie. Le mouridisme était né.

ALLAH dans sa miséricorde, comme Il le fait chaque fois que la Umma (communauté musulmane) traverse une période de troubles, venait de choisir un guide en la personne de Cheikh Ahmadou Bamba, pour rénover le message prophétique et le débarrasser de toute innovation.

Cheikh Ahmadou Bamba a, selon ses propres dires, reçu d'ALLAH l'insigne titre de gloire de "Serviteur de l'Envoyé" et de "Rempart et Asile". Il déclare, dans "Muhammadiya-l Habîb", être devenu un serviteur privilégié du Prophète :

"Le pouvoir du Très-Haut, l'Eternel, le Pré-existant a fait de moi le meilleur des serviteurs, par le Prophète dont les bienfaits sont éternels."

Cheikh Lamine Diop, biographe du Cheikh Ahmadou Bamba, cite cet ode du Cheikh révélatrice de sa qualité de Refuge (Maître Impeccable):

"L'Omnipotent m'a procuré les sciences et leurs secrets.
Puisqu'il est Omniscient,
J'ai acquis des connaissances que l'on ne trouve pas dans les livres.
Ne vous lassez donc pas de m'obéir !
Par considération pour l'Elu -Paix sur lui,
Le Généreux m'a donné la Baraka [bénédiction divine] du Coran et des sciences religiuses
Et fait jaillir sur mes écrits
Les secrets de "Il n'a point de divinité qu'ALLAH"
Il m'a accordé des faveurs qu'Il ne retirera jamais.
Et grâce à Lui, je suis devenu rempart et asile.
Voila la faveur qu'ALLAH accorde à celui qui lui plaît,
Lui, qui m'a autorisé à dire:
Venez chercher refuge auprès de moi."