touba
15/09/2007 17:19 par mbawor2
|
Vous ecouter la radio lamp fall touba depuis www.khassaide.com
|
Pour fuir l'affluence des foules qui drainait vers lui sa renommée, et pour retrouver la solitude et le recueillement propices à l'adoration, le Cheikh avait quitté le village des ses ancêtres Mbacké Baol pour construire un peu plus à l'Est une maison retirée à Darou Salam. Trois ans plus tard, 1887-88, il fonda, à quelques kilomètres au nord de son village natal, le village de TOUBA, du nom d'un arbre du Paradis.
Ce vocable Touba apparaît une fois dans le CORAN, au verset 29 de la sourate 13 (Le Tonnerre) où le TOUT PUISSANT dit:
"Ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, atteindront la Félicité (Touba) et un excellent Lieu de retour."
On retrouve aussi ce mot très souvent dans la tradition Prophétique dont un hadith célèbre rapporté par Ibn Habân dit:
"Touba est un des arbres du Paradis. L'étendue de son ombre équivaut à une marche de cent ans et les vêtements des habitants du Paradis sortiront de ses fleurs."
Le village qu'édifia le Cheikh à son nom se trouvait au milieu d'une contrée hostile, dépourvue d'eau où ne pouvait résider que celui qu'habitait la volonté de se détacher des hommes.
Ceci explique pourquoi le Cheikh affirmait : "La raison pour laquelle TOUBA et Darou Salam me sont plus chers que les autres lieux que j'ai édifiés réside dans la sincérité de l'intention qui m'inspira l'idée de les fonder. Je n'y suis pas venu pour suivre les traces d'un ancêtre, ni pour chercher un site propice à la culture, ni pour découvrir un pâturage. Mais uniquement pour adorer DIEU l'Unique, avec Son Autorisation et Son Agrément".
C'est notamment à Touba, dans sa mosquée de Darou Khoudos, qu'il prêta allégeance au Prophète (PSL) dans le Service duquel il décida de se consacrer à travers ses Panégyriques, la réhabilitation et la revivification de ses Enseignements tels que révélés par le Coran et la Sunna (la Tradition Prophétique) etc.
L'attachement qu'éprouvait le Serviteur du Prophète envers ce lieu est par ailleurs démontrée par la place de choix qu'il occupe dans ses écrits. C'est ainsi qu'il écrivit: " L'Autorisation de fonder TOUBA m'a été donnée par le SEIGNEUR de l'Univers". Il invoquait aussi souvent DIEU d'assurer la Sauvegarde et l'Epanouissement de sa ville: "Fais de la cité bénite de Touba un lieu d'instruction, de connaissance et du respect de l'orthodoxie"
La formidable expansion de la ville, surtout depuis les années 80, faisant d'elle actuellement la seconde ville du pays, et ses nombreuses particularités (spirituelles, urbaines etc.) semblent en tous cas attester que ce Haut-lieu constitue en fait un don inestimable du CREATEUR envers un de Ses Serviteurs Privilégiés...
mame cheikh ibrahima fall21/08/2007 16:14 Shaykh Ibra Fall BABOUL MOURIDINE We are going to answer why Mame Shaykh Ibra Fall is Baboul Mouridine (the Mouride Way) and how we should get favor from Khadim Rasoul; and for that we must learn everything from Mame Shaykh Ibra Fall. In Jezbul Mouride, Shaykh Ibra Fall stated, “Whoever owes a debt to a passed away person, you pay it to his heir.” So with Khadim Rasoul being the inheritor of the Prophet Mohammed (PBUH); the dept that the Muslim owes, as far as being guided and showing respect toward the Prophet should be paid to Khadim Rasoul. So whoever owes that debt should follow the instructions of Khadim Rasoul and show him the appropriate respect. One day before physically meeting Serigne Touba, Shaykh Ibra Fall was working on the roof on his Shaykh’s huts when Serigne Adama Gueye and Serigne Niakhtar Toure were passing by and carrying the light of Khadim Rasoul on them. Shaykh Ibra Fall recognized the light on them and stopped them; he told them to take him to Khadim Rasoul. They said that they were on a mission for him and he told them to go and he advised them that would be waiting on them on their way back. Meanwhile, he was going to ask for a release from his present Shaykh. He went to see his Shaykh and asked him to pray for him because he was leaving. The Shaykh told him to stay until he gets the “Guerum” of Allah like those who proceeded him but who are now satisfying the other people and who are requested among the people of the neighborhood. He told him, “Shaykh, isn’t it that you wake up one morning and saw me.” He answered, “Yes” and then Shaykh Ibra Fall replied, “So this day who will stop seeing me because I am leaving.” The Shaykh prays from him by telling him that wherever he is going, may the blessings of Allah head their. Shaykh Ibra Fall said that his prayer was a prayer that would be granted (Ismoulahi Azam): because all of Allah’s blessings are gathered in Serigne Touba. When Serigne Adama Gueye and Serigne Niakhtar Toure came back, he headed toward Khadim Rasoul with them. Shaykh Ibra Fall said to Mame Shaykh Ndiaye Dabay that, “Each step I made was followed by a shot gun (Sokh) sound from the Throne of Allah (Arsh). The Malaika (Angels) who were already celebrating, Serigne Adama Gueye and Serigne Niakhtar Toure could not here it but they were saying, ‘By the Grace of Allah the Slave of Allah will be awakened. The One who will meet the One for that to happen is going to happen’“. It was about the Malaikas Mukharabeen. By being close to Mbacke Cadior the Malaika were saying, “Ku Fi Njek Guen” or “The first over here will be the best”. He was saying maybe nobody is their but when he arrived he understood that the actions or deeds that will lead to being the best (Guen) had not been started by anyone yet. Because the Malaikas don’t consider a person, to be a normal person if he is not fulfilling what he is suppose to do. The Malaika were beating the drums and saying, “Ku Fi Njek Guen” It was in a unique rhythm that is known as a Baye Fall rhythm. Shaykh Ibra Fall said, “When I arrived close to Mbacke Cadior the Malaika changed the rhythm and started singing, ‘Buga, Ngueum, Dieuf’ or ‘Love, Faith, Action.’” Once he arrived they said, “Fou Way Yem Yafa Yemele Sa Bopp” or “Wherever you stop is where you limit yourself.” And then he understood that this is about Allah because only Allah is in him, and Allah is infinite. So, the only limit on the Mouride Path is the limit one places upon himself. So dealing with Serigne Touba, is in fact dealing with Allah and we should not limit ourselves in the Way of Allah because (Allah is unlimited) and this is the most appropriate understanding. Serigne Touba has written the “why, when, who and how” of every Ayat of the Quran. And, Mame Shaykh Ibra Fall put the “why, when, who and how” of each Ayat into action and practice. This is a proof that the basis of Khadim Rasoul and the basis of Mame Shaykh Ibra Fall are both Quranic. When Shaykh Ibra Fall was asked on what he based his path, the Mouride Way. He said, “’In the Quran’. The Ayats neglected after the Prophet (PBUH) had passed, I’ll bring them back and put them into practice to the inheritor, Khadim Rasoul. The Ayats that the Sahaba (Companions), may Allah be pleased with them, were practicing while with the Prophet (PBUH) that the people stopped after the Prophet (PBUH)changed form are the Ayats of the Mouride Path. I revived those Ayats.”
|
CHEIKH IBRAHIMA FALL
Le Cheikh Maa El Aynain, fils de Mohamed El Fadel Ibn Maamin avait écrit des poèmes merveilleux sur les qualités exceptionnelles de Khadimou Rassoul. Cependant, pendant longtemps, il était intrigué par le cas d'Ibra Fall et par les commérages à son sujet. Il entra alors en "Khalwa" pour demander à Allah de l'éclairer là-dessus. A la sortie de sa retraite spirituelle, il composa un poème dont nous publions de larges extraits.
"Cheikh Ibra, tu as été élevé au dessus des humains"
"Cheikh Ibra, tu as dépassé les horizons de la loi et de la voie " !
"Ibrahim Fall, tu as devancé tes pairs depuis l'Éternité"
"Ton état de réalisation ne peut-être compris par de simples mortels"
" Ta supériorité est indiscutable..."
"... La voie d'Ibra Fall dans le Mouridisme est l'une des meilleures"
"Celui qui la prend sera protégé contre l'enfer et les châtiments"
"Il passera comme l'éclair le jour de la Traversée... du Pont "
"... Mes paroles proviennent de la source des connaissances"
"Ô inconscient qui suspecte la voie de notre frère Ibra Fall"
"Repens-toi devant le Seigneur clément"
"Car celui qui persévère dans l'errent"
"Sera saisi par le Toupet"
"Et entraîné par les anges de l'enfer"
"Qu'Allah nous préserve d'un sort pareil"...
Compagnon le plus célèbre mais aussi le plus incompris, Mame Cheikh Ibra Fall est accepté par tous comme ayant joué un rôle capital auprès de Cheikh Ahmadou Bamba, sans jamais heurter l’intransigeance de ce Maître sur les principes fondamentaux de l’Islam.
Né vers 1860 à Ndiamby Fall, un village proche de kebemer, ce descendant de la lignée royale du cayor était doublé d’un fin lettré.
Ce n’est que vers les années 1880 que suite à de longues pérégrinations à travers le pays Cheikh Ibra trouva enfin le Maître dont il était pari à la recherche. Ce 19e jour du mois de Ramadan est actuellement célébrée chaque année par ses descendants.
En cette époque, Cheikh
Ahmadou Bamba professait le Coran et les sciences religieuses dans la concession de son père, au village de Mbacké Cayor où l’ avait installé le damel Lat Dior de son retour d’exil. Pendant que les étudiants continuaient de s’interroger sur le contenu des livres et la traduction des formules secrètes du coran, Cheikh Ibra Fall en se soumettant entièrement à ce Maître, introduisit un nouveau type de rapport qui allait marquer le mouridisme naissant. Si aujourd’hui on lui doit le sobriquet de « Lamp- Fall »ou de « Baboul Mouridîna : porte du mouridisme », c’est surtout parce qu’il a balisé par le travail et une abnégation totale, le chemin historique du mouridisme.
Infatigable défricheur des sites où Cheikh Ahmadou Bamba allait installer ses nouveaux villages, il était le chef de file dans les tâches de construction et de production agricole.
En 1912, lorsque Cheikh Ahmadou Bamba, de retour de ses différents exils fut maintenu en résidence surveillée à Diourbel, Cheikh Ibra, à l’instar des autres grands compagnons s’établit dans la ville à quelques foulées de cheval de la demeure du Maître. Sa grande concession par extension est devenu le quartier qui à Diourbel porte son nom.
Les Baye-Fall, multipliés au gré de la baraka du Saint homme, continuent de conserver le statut de leur précurseur et prolongent son œuvre , toujours à côté de la descendance de Cheikh Ahmadou Bamba. Apres sa disparition en 1930, cinq de ses fils prirent successivement la succession : Serigne Modou Moustapha Fall, S. Abdoulaye Fall, S. Mor Talla Fall, S. Assane Fall, et S. Abdou Sakor Fall. Aujourd’hui, la confrérie est passée sous l’autorité de l’aîné de ses petits fils, Serigne Modou Aminata Fall.
LE TRAVAIL , VOIE ROYALE D’ACCES A DIEU.
Leur triple mission de formation, d’organisation et de soutien à la famille du fondateur du mouridisme occupent toute leur vie. Pour lui, le travail est la voie royale d’accès à Dieu. Il n’empêche, le Baye-Fall est en permanence plongé dans ses captivantes séances d Zikroullah ou louange à Dieu ; sa façon à lui de vénérer le Tout Puissant.
La famille Baye-Fall repose sur le droit d’aînesse et la pratique de la polygamie illimitée, particularité des plus fustigées par les défenseurs inconditionnels de la charia. Le Baye-Fall toutefois, comme dans toutes les principes qui régissent sa vie n’en a cure et ne se fie qu’à Serigne Touba, l’érudit des érudits, le connaisseur des connaisseurs et le Maître du talibé mouride sur terre comme dans l’autre monde, et qui a défini et autorisé les pratiques de sa vie.
Le Baye-Fall, dans l’imagerie populaire de ceux qui vivent très loin les réalités de cet adepte de Cheikh Ibra Fall, est très souvent perçu à travers de multiples déformations. Loin d’être seulement un personnage grossier habillé de haillons multicolores, la chevelure débroussaillée ou très longue, la démarche agressive, il est un croyant pour qui la religion s’arrête aux ordres du marabout qu’il vénère plus que toute autre chose. Le véritable Baye-Fall s’oppose radicalement au vagabondage et mène une vie austère qui le détache de tous les interdits. Au delà des clichés le faisant apparaître comme un troubadour ou un délinquant en mal de refuge social, le disciple de Cheikh Ibra Fall se veut le prolongement de celui qui fut l’exemple même du « talibé » et symbolise le mouridisme sous ses facettes économique, culturel, et sociale. Le Baye-Fall applique à la lettre les principes de soumission au marabout : « je me soumets à vous dans ce monde et dans l’au-delà. Je ferai tout ce que vous me dicterez et laisserai tout ce que vous m’interdirez... »tel est le credo du Baye-Fall. Au fil des ans, le comportement de ce talibé hors pair sera marqué par le travail*, l’abnégation totale face aux biens de ce monde et le respect scrupuleux des ordres du cheikh. Le travail, parce qu’il permet le dépassement de soi dans l’effort, est le premier pilier du « baye-fallisme ». Ainsi, aujourd’hui comme hier, les vrais Baye-Fall continuent de défricher chaque année des centaines d’hectares, abattant en une journée des superficies importantes. La production milicole et arachidiere a connu de la sorte, des performances légendaires grâce à ces soldats champêtres au zèle inégalé. Le véritable Baye-Fall reprouve la violence. A l’instar du précurseur du mouridisme, cet homme discipliné ne veut rien obtenir par la violence bannie par les règles de vie de la communauté. Sur le plan culturel, l’originalité du Baye-Fall a dépassé les frontières du senegal et fait école un peu partout dans le monde. Sa chevelure hirsute aurait inspiré les rastas,. Le petit bâton dissuasif qu’il porte est utilisé depuis l’époque où le port d’arme blanche était prohibé. Quant à la ceinture, elle permet de se caler l’estomac pour mieux résister à une longue journée de travail, ou une nuit interminable de litanies…Parmi les autres objets qui donnent à ce « chevalier de la foi » son aspect authentique, le bonnet et le talisman sont bien les plus remarqués. L’un est souvent noir avec une pouffe au bout de son long pendant, et l’autre se distingue par le travail artistique raffiné des cordonniers et se ballote au bas ventre symbolisant toute la fierté du talibé. En outre, ces hommes sont tous farouchement retranchés dans le cadre culturel découpé par le mouridisme. La langue wolof qu’il parle en général ne souffre de la moindre intrusion de langues étrangères. D’ailleurs le Baye-Fall cultive une nette démarcation vis-à-vis des cultures occidentale et arabe. Durant les moments de grande ferveur religieuse, il arrive qu’un des talibés à la sensibilité élevée tombe en extase. Lorsque c’est le « choc » véritable des ondes spirituelles, quelle que soit l’intensité de ses efforts, le Baye-Fall cognant durement contre un mur ou un pilier en fer, en sort sans la moindre éraflure. Ce phénomène échappe aux explications rationnelles. Foncièrement communautaire, la confrérie de Cheikh Ibra Fall entretient jalousement une réputation de solidarité qui fait de chacun de ses membres, le maillon d’une chaîne ininterrompue. La contribution de tous est une règle d’or pour réaliser une œuvre ou pour faire face à un événement social. Ainsi en plus de l’investissement humain qui mobilise le maximum des effectifs disponibles, les « kureel », par petits groupes sillonnent les villages et les villes au son des « xiin » et du Zikroullah, pour collecter les souscriptions. C’est ce qu’ils appellent le «madial». Ici, contrairement aux jours de fête où le boubou d’apparat est de rigueur, la tenue en cette circonstance peut varier du boubou multicolore au simple caftan de séjour. Aucune note excentrique n’intervient cependant pour altérer l’ambiance d’humilité et de foi qui caractérise les expéditions.
Les sommes recueillies ne sont amputées d’aucune charge et viennent en complément aux efforts déjà consentis par le groupe. Elles seront versées ou à la trésorerie ou directement au marabout qui gère la réalisation de l’œuvre. C’est en dernier ressort autour de ce chef religieux que gravite toute la vie de la communauté. Formé à travers diverses écoles traditionnelles ou « daara », le marabout Baye-Fall est un fin lettré doublé d’un homme d’action peu enclin aux génuflexions quotidiennes qui rythment la prière. Le chapelet toujours à la main, il s’adonne cependant à longueur de journée à des oraisons dont il détient seul les secrets…
|
Vous ecouter la radio khassaide.net depuis www.khassaide.com
|
|
Vous ecouter la radio lamp fall touba depuis www.khassaide.com
|
|
Vous ecouter la radio lamp fall depuis www.khassaide.com
|